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	<title>La passion des vins &#187; Initiation à l&#8217;Oenologie</title>
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		<title>La Dégustation</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 18:06:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Déguster est à la portée de presque tout le monde.
Pour le faire, il vous suffira de vous concentrer un peu et de faire appel à votre mémoire.
Déguster, c&#8217;est être à l&#8217;écoute de ses sens !
Cela parait simple, mais demande beaucoup de travail.
C&#8217;est en vous exerçant quotidiennement que vous deviendrez avec le temps un dégustateur hors [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h5>Déguster est à la portée de presque tout le monde.</h5>
<p>Pour le faire, il vous suffira de vous concentrer un peu et de faire appel à votre mémoire.</p>
<h4>Déguster, c&#8217;est être à l&#8217;écoute de ses sens !</h4>
<p>Cela parait simple, mais demande beaucoup de travail.</p>
<p>C&#8217;est en vous exerçant quotidiennement que vous deviendrez avec le temps un dégustateur hors pair.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h5>Il existe différents types de dégustations :</h5>
<p>La dégustation technique se fait en fonction de critères relativement précis. Celle-ci est faite par des professionnels, ce sont très souvent des oenologues. Elle permet de mettre en évidence, ce que l&#8217;on appelle, les caractéristiques organoleptiques d&#8217;un vin.</p>
<p>L’oenologue qui travaille pour le compte d&#8217;une cave va suivre de manière très rigoureuse l&#8217;évolution du vin durant sa période de vinification de façon à adapter la méthode. Vous allez, par exemple, rechercher certains défauts du vin, de façon à pouvoir éventuellement les corriger.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>La dégustation hédoniste qui nous intéresse plus particulièrement est une dégustation qui se fait uniquement en fonction de critères de plaisir. En gros, ce vin est bon ou ne l&#8217;est pas&#8230;</p>
<p>Toute dégustation doit se faire à l&#8217;aveugle, car c&#8217;est le seul moyen d&#8217;être objectif.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h5>Une dégustation peut être horizontale ou verticale.</h5>
<p>La dégustation horizontale est celle qui est pratiquée dans les dégustations officielles avec remise de médailles ou de distinctions. Vous dégusterez les vins d&#8217;une même appellation dans un même millésime. Certains dégustateurs vont juger les vins, en fonction de ce qu&#8217;ils considèrent comme étant les critères de l&#8217;appellation. D&#8217;autres vont avoir une approche plus hédoniste. Ceci explique que d&#8217;excellents vins ne peuvent jamais obtenir de récompenses car ils sont considérés par la majorité comme ne correspondant pas vraiment aux critères de l&#8217;appellation. Les médailles sont remises par des dégustateurs professionnels qui n&#8217;ont pas forcément les mêmes critères de goût que le consommateur. D&#8217;où la polémique autour des médailles !</p>
<p>On fait appel de plus en plus dans certaines dégustations à des personnes hors du circuit professionnel, pour compenser cette tendance.</p>
<p>La dégustation verticale est une dégustation généralement pratiquée dans les grands crus.</p>
<p>Vous dégustez les différents millésimes d&#8217;un même vin, ce qui permet de mettre en évidence l&#8217;évolution de ce vin dans le temps. Nous allons par exemple déguster les différents millésimes du Château Yquiem de 1946 à nos jours.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h5>L&#8217;art de la dégustation :</h5>
<ul>
<li>Choisir un verre approprié à la dégustation.</li>
<li>Placez-vous dans un endroit calme et propice à faciliter le pouvoir de concentration.</li>
<li>Utilisez une nappe blanche (une nappe en papier fera l&#8217;affaire) de façon à ne pas modifier la couleur du vin. La pièce doit être éclairée à la lumière du jour.</li>
<li>La température doit être d&#8217;environ 15°.</li>
<li>En dégustation officielle tous les vins, blancs, rosés ou rouges, se dégustent à 15°.</li>
<li>C&#8217;est à cette température que les caractéristiques du vin sont les mieux mises en valeur.</li>
<li>Il est important de recracher le vin !</li>
<li>Il sera toujours temps de boire après la dégustation ! &#8230;</li>
<li>L&#8217;heure idéale pour une dégustation est 10 h du matin.</li>
<li>Vous prévoyez de l&#8217;eau pour vous rincer la bouche et des petits morceaux de pain.</li>
</ul>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h5>La dégustation du vin se fait en trois temps :</h5>
<h3>- Examen de la robe</h3>
<p>La couleur va vous donner une bonne idée de la concentration du vin, de son âge, de son évolution et de son potentiel de vieillissement. En vieillissant la couleur d&#8217;un vin rouge devient légèrement tuilée. Le même vin très jeune aura une couleur rubis et même légèrement violacée.<br />
 Le vin doit être limpide.<br />
 Le disque (la surface du liquide) doit être brillant.<br />
 Avant de passer à l&#8217;étape suivante vous allez pencher le verre d&#8217;un côté puis de l&#8217;autre de façon à étudier la viscosité du vin. En remuant le verre, le vin adhère plus ou moins aux parois. On dit &laquo;&nbsp;qu&#8217;il larmoie, qu&#8217;il est gras, qu&#8217;il a de la cuisse ou de la jambe &laquo;&nbsp;.</p>
<h4>Une astuce : pour faciliter l&#8217;examen de la robe je vous conseille de glisser une feuille de papier très blanche derrière le verre.</h4>
<p>Ceci est très important : vous tenez le verre par la base du pied &#8230;</p>
<h3>- Examen du nez</h3>
<p>L&#8217;examen du nez se fait en deux temps.</p>
<p><strong>- Premier examen du nez</strong></p>
<p>Sentir le vin est un art très subtil qui demande beaucoup d&#8217;attention. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;inspirer, à tout va, le nez dans le verre ! Si vous faisiez ainsi, vous ne sentiriez que l&#8217;alcool ce qui aurait comme inconvénient d&#8217;anesthésier vos sens.</p>
<p>Vous sentez le vin en inspirant tout doucement comme si vous vouliez sentir une fleur&#8230;</p>
<p><strong>- Deuxième examen du nez</strong></p>
<p>Vous recommencez en ayant pris soin entre temps d&#8217;oxygéner le vin. Pour cela vous devez faire tourner quelque peu le verre de façon à mettre la surface du liquide, au maximum en contact avec l&#8217;air. Après oxygénation le vin va développer davantage d&#8217;arômes. C&#8217;est la raison pour laquelle je vous conseille toujours d&#8217;ouvrir vos bouteilles à l&#8217;avance et de les carafer. Ceci est valable même pour les blancs ! &#8230;<br />
 A l&#8217;ouverture d&#8217;une bouteille le nez est encore &raquo;&nbsp; fermé &raquo;&nbsp; et souvent vous avez des restes de gaz qui ont tout intérêt à être éliminés. A l&#8217;oxygénation on dit que &raquo;&nbsp; le nez s&#8217;ouvre &laquo;&nbsp;.</p>
<h3>- Examen en bouche</h3>
<p>En bouche le vin doit confirmer l&#8217;idée qu&#8217;on s&#8217;est faite de lui par sa couleur et son nez.</p>
<p>Il est important de prendre en bouche une quantité suffisante de vin, de bien la mâcher et de noter toutes ses impressions.</p>
<p>N&#8217;oubliez pas : vous recrachez le vin ! &#8230;</p>
<p>Un critère très important de la bouche est la longueur en bouche.</p>
<p>La longueur est une mesure de la persistance en bouche de la sensation.<br />
 On dit d&#8217;un vin qu&#8217;il est &laquo;&nbsp;long en bouche&raquo;&nbsp;<br />
 Les grands vins,&#8230; ont une grande longueur ! &#8230;<br />
 La grande cuisine,&#8230; a aussi une grande longueur !<br />
 C&#8217;est la raison pour laquelle, vous boirez de petits vins sur une cuisine simple et de très grands vins, pour les grandes occasions, sur de la très grande cuisine !</p>
<h5>Le vin est un très grand plaisir ! &#8230;</h5>
<h5>Je vous laisse à votre méditation…</h5>
<p>Oenophilement votre !<br />
 <strong>Georges Lapicoré</strong></p>
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		<title>La fiche d&#8217;aide à la dégustation</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 17:49:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[La fiche d&#8217;aide à la dégustation n&#8217;est pas une fiche de dégustation &#8230; Il est bien entendu hors de question de remplir 3 pages d&#8217;écriture lorsque vous dégustez un vin. Cette fiche a été crée uniquement dans un but pédagogique. C&#8217;est une bonne façon de mémoriser les différentes phases de la dégustation, de vous initier au langage du vin et finalement de vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La fiche d&#8217;aide à la dégustation n&#8217;est pas une fiche de dégustation &#8230; Il est bien entendu hors de question de remplir 3 pages d&#8217;écriture lorsque vous dégustez un vin. Cette fiche a été crée uniquement dans un but pédagogique. C&#8217;est une bonne façon de mémoriser les différentes phases de la dégustation, de vous initier au langage du vin et finalement de vous poser les bonnes questions.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong>FICHE D&#8217;AIDE A LA DÉGUSTATION </strong></span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Dégustateur :      (mention tout à fait facultative &#8230;) <br />
 Heure de dégustation :       <br />
 Température extérieure :       <br />
 Température du vin :       <br />
 Type de verre utilisé :       <br />
 Accompagnement :</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h3>Examen visuel      (l&#8217;œil, la robe …)</h3>
<p><strong>Couleur :</strong> rouge rosé blanc</p>
<p><strong>Limpidité:</strong> brillant franc limpide net flou louche trouble</p>
<p><strong>Intensité : </strong> très sombre foncé profond intense moyen clair pâle</p>
<p><strong>Matière :</strong> sirupeux onctueux très gras gras fluide très fluide aqueux</p>
<p><strong>Nuance (rouges) :</strong> cerise  rubis  grenat  brique<br />
 reflet violacé  tuilé  brun  orangé</p>
<p><strong>Nuance (blancs) : </strong> paille  jaune  doré  ambré<br />
 reflet vert  or  marron</p>
<p><strong>Nuance ( rosés) : </strong> rose pâle  rose moyen  rose soutenu  pelure d&#8217;oignon<br />
 reflet blanc  gris  ambré  orangé</p>
<p><strong>Mousseux :</strong> <br />
 Mousse persistante éphémère     <br />
 très abondante  abondante moyenne légère rare <br />
 Bulles fines  moyennes grosses    <br />
 très abondantes  abondantes        peu abondantes  rares</p>
<h4>Résumé et observations :</h4>
<h4>NOTE  / 4</h4>
<h3>Examen olfactif     (le nez)</h3>
<p><strong>Intensité :</strong> puissant intense ouvert discret fermé  <br />
 <strong>netteté :</strong> net franc direct flou   <br />
 <strong>qualité :</strong> quelconque moyen fin complexe harmonieux subtil superbe</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>ARÔMES</strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong>Fruit :</strong> Fruits frais agrumes          pamplemousse  citron   <br />
 ananas pêche abricot litchi mangue fruits exotiques <br />
 banane  poire pomme  coing  <br />
 Fruits secs noix noisette amande</p>
<p>Fruits rouges fraise framboise cassis cerise baies sauvages mûre myrtille<br />
 bonbon anglais  petits fruits rouges  groseille   <br />
 fruits confits  pruneaux figue noyaux         eau de vie  kirsch</p>
<p>Fleur : fleurs blanches  aubépine  acacia genet trèfle buis <br />
 fleurs jaunes    rose pivoine violette</p>
<p><strong>Végétal :</strong> chèvrefeuille fougère herbes fraîche humus feuillage foin coupé garrigues <br />
 mousse sous-bois champignon truffe  olive soupe au chou</p>
<p><strong>Minéral :</strong> craie calcaire schiste argile terre silex pierre à fusil iode</p>
<p><strong>Torréfaction :</strong> pain beurré pain grillé brioche crème brûlée cuit brûlé goudron</p>
<p><strong>Empyreumatique :</strong> caramel thé café chocolat cacao tabac</p>
<p><strong>Boisé :</strong> vanillé  boisé  chêne neuf</p>
<p><strong>Épice :</strong> poivre noix de muscade  cannelle clou de girofle  aneth réglisse<br />
 vanille  anis  genièvre   thym</p>
<p><strong>Balsamique :</strong> pin cèdre thuya cyprès résine sève menthe<br />
 eucalyptus  ambre</p>
<p><strong>Éthéré : </strong> miel cire d&#8217;abeille   levure térébenthine</p>
<p><strong>Animal :</strong> crème fraîche  beurre venaison cuir  fer à cheval écurie<br />
 viandé  faisandé  laine mouillée  pipi de chat</p>
<p><strong>Défauts :</strong> bouchon alcool souffre oxydation chimique moisi vinaigre <br />
 poivron vert  bois vieille barrique  détergent</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Résumé et observations :</h4>
<h4>NOTE  / 6</h4>
<h3>Examen gustatif     (la bouche)</h3>
<p><strong>Fruit :</strong> très fruité fruité     moyennement fruité  peu fruité</p>
<p><strong>Sucre :</strong> très sec sec mi-sec doux moelleux liquoreux</p>
<p><strong>Acidité : vert mordant nerveux vif frais coulant plat mou</strong></p>
<p><strong>Corps :</strong> puissant charpenté corsé plein léger maigre mince décharné</p>
<p><strong>Tannins :</strong> amer astringent asséchant dur serré ferme fondu souple</p>
<p><strong>Texture :</strong> rugueux rustique charnu étoffé soyeux séveux rond croquant</p>
<p><strong>Harmonie :</strong> harmonieux très équilibré équilibré   moyennement équilibré  anguleux déséquilibré</p>
<p><strong>Longueur :</strong> exceptionnel très long long    longueur moyenne  un peu court  court très court</p>
<h4>Résumé et observations :</h4>
<h4>NOTE  / 6</h4>
<h3>Appréciation globale</h3>
<p>superbe exceptionnel  grand vin  très bon  bon<br />
 moyen  passable  quelconque  douteux mauvais<br />
 typique de l&#8217;appellation    atypique pour l&#8217;appellation    <br />
 très au dessus de l&#8217;appellation   au dessus de l&#8217;appellation             au dessous de l&#8217;appellation  <br />
 vin de terroir  vin technologique           vin de soif  bon rapport qualité prix <br />
 <strong>A boire :</strong> rapidement dans 2 ans dans 5 ans dans 10 ans      à mettre en cave impérativement  <br />
 vin de très grande garde   exceptionnel pour le millésime   <br />
 à découvrir    à découvrir impérativement   <br />
 A boire : tous les jours  entre amis le dimanche       les jours de fête    aux grandes occasions <br />
 sur une cuisine simple  sur de la grande cuisine             à l&#8217;apéritif  l&#8217;été l&#8217;hiver</p>
<h4>NOTE  / 4</h4>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Appellation :       <br />
 Producteur :       <br />
 Millésime :       <br />
 Date de la dégustation :</p>
<h4>TOTAL NOTE  / 20</h4>
<p>Conclusion et commentaires (en quelques mots &#8230;) :</p>
<p>Merci de votre participation.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les grands cépages rouges</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 17:41:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Cabernet Sauvignon, cépage du Médoc par excellence, majoritaire dans le Bordelais est un cépage universel. Lorsqu&#8217;il est mûr, la couleur, l&#8217;arôme et les tanins peuvent être remarquables. Il donne des vins colorés, avec une très bonne structure, un peu durs dans leur jeune âge mais de longue garde. En vieillissant, ils s’assouplissent et donnent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Cabernet Sauvignon, cépage du Médoc par excellence, majoritaire dans le Bordelais est un cépage universel. Lorsqu&#8217;il est mûr, la couleur, l&#8217;arôme et les tanins peuvent être remarquables. Il donne des vins colorés, avec une très bonne structure, un peu durs dans leur jeune âge mais de longue garde. En vieillissant, ils s’assouplissent et donnent des vins puissants mais veloutés, quelquefois pour les meilleurs, soyeux, et d’une très grande longueur en bouche. Ce cépage tannique est tout à fait adapté à l’élevage et au vieillissement en fûts de chêne. Le Cabernet Sauvignon est un cépage résistant qui s’adapte facilement à de nombreux terroirs. On le cultive principalement à Bordeaux sur des sols graveleux et très aérés. On le trouve également en Languedoc et dans le Sud Ouest. Implanté dans le nord de l’Espagne, on le trouve aussi en Italie et dans tous les pays du nouveau monde : Californie, Chili, Nouvelle Zélande, Australie et Afrique du Sud. On peut cependant regretter que ce cépage soit souvent utilisé dans le monde entier, à tort et à travers, faute d’imagination ou de qualité des terroirs. Il est souvent assemblé avec du Merlot et du Cabernet Franc.<br />
 <br />
Principaux arômes : cassis, framboise, cèdre, réglisse, cannelle, poivre, vanille, menthe, chocolat, amande et café grillé, poivron vert (lorsqu’il manque de maturité) …</p>
<p> </p>
<p>Le Merlot, deuxième grand cépage du Bordelais et du Sud Ouest est un cépage très productif de maturation précoce. Vendangé plus tôt que le Cabernet Sauvignon, ce qui est un avantage les mauvaises années, il donne des vins bien colorés, plus ronds, plus souples et qui &laquo;&nbsp;se font&raquo;&nbsp; plus vite. C’est la raison pour laquelle il est souvent assemblé au Cabernet Sauvignon et au Cabernet Franc afin de constituer les plus grands Bordeaux. Cela permet souvent d’adoucir le Cabernet Sauvignon plus sévère. On le trouve beaucoup à Pomerol et à Saint-Émilion et même s’il est souvent assemblé, c’est la preuve qu’il peut être la variété de base pour de grands vins : le Château Pétrus est fait à 95% de Merlot !<br />
On le cultive sur des sols argilo-calcaires. Les vins de Merlot développent des bouquets souvent marqués par les notes animales, de cuir ou venaison mais également des nuances de sous-bois et de truffe. On le trouve dans le Médoc, à Pomerol, Saint-Émilion, dans le Languedoc, en Italie et un peu partout dans le monde : Australie, Californie, Canada, Argentine, Chili. Quelquefois, à cause de gros rendements, il donne des produits mous et sans caractère.<br />
 <br />
Principaux arômes : petits fruits rouges, cerise, mure, baies sauvages, pruneau, cuir neuf, sellerie, épices, humus, sous bois, truffe …</p>
<p> </p>
<p>Le Cabernet Franc est lui aussi un excellent cépage bordelais qui donne des vins très aromatiques notamment dans le Libournais. C’est un cépage plus précoce que le Cabernet Sauvignon, plus accessible, épicé, avec un nez d’herbes vertes. Dans le Bordelais, il est assemblé au Cabernet Sauvignon et au Merlot. On peut regretter qu’il soit systématiquement remplacé par le Cabernet Sauvignon.<br />
C’est aussi le cépage rouge des vins de Loire où ildonne dans cette région des vins rouges plus légers, assez fruités aux senteurs de cassis et de framboise avec parfois un côté végétal et de sous-bois. Ces vins de Loire, légers peuvent se boire l’été, légèrement rafraîchis.<br />
On le trouve dans le Bordelais, dans le Val de Loire (Bourgueil, Chinon), en Italie et en Espagne, en Argentine, aux Etats-Unis (Washington, Californie), en Australie.<br />
 <br />
Principaux arômes : feuille, herbes vertes, fruits rouges, réglisse, poivron, fraise, framboise, violette …</p>
<p> </p>
<p>Le Malbec, connusous le nom d’Auxerrois à Cahors et sous le nom de Cot dans le Val de Loire, est un cépage précoce qui produit des vins riches, colorés, rustiques dans le bon sens du terme et de bonne garde. On le trouve essentiellement à Cahors où il est très tannique, dans le Sud Ouest, dans le Bordelais notamment dans les Premières Côtes de Bordeaux, et dans le Val de Loire. On le trouve beaucoup en Argentine où son état de maturité permet de produire des vins à grand potentiel. On en cultive aussi au Chili. Il donne des vins vivants, concentrés, veloutés, avec une forte teneur en alcool.<br />
 <br />
Principaux arômes : épices, fruits séchés, groseilles noires et prune (+ arôme de gibier à Cahors) &#8230;</p>
<p> </p>
<p>Le Tannat, produit comme son nom le laisse supposer des vins très tanniques avec une bonne structure. C’est le cépage des Madirans. Les vins ont l’arôme de fruits rouges, framboise. Ils sont souvent élevés sur bois pendant longtemps. Les Madirans sont des vins rustiques mais de très grande garde. On trouve le Tannat dans le Sud Ouest et en Uruguay.<br />
 <br />
Principaux arômes : fruits rouges, framboise, cassis, mûre, cuir, sous-bois, prune.</p>
<p> </p>
<p>Le Gamay, cépage du Beaujolais donne des vins frais et fruités, de couleur légère, légèrement violacée lorsqu’ils sont jeunes, faciles à boire et gouleyants. Ces vins sont à boire dans leur jeune âge et, sauf exception près, ne gagnent rien à vieillir. Le Beaujolais est le vin des bouchons lyonnais…, que l’on sert un soir de fête, sur une cuisine rustique et l’on chantera à table ! … Ces vins de soif, peuvent être très rafraîchissants s’ils sont servis légèrement refroidis grâce à peu de tanin et une bonne acidité. Le beaujolais est le seul « vin blanc rouge » ! Dans le même style, les Coteaux du Lyonnais, la Côte Roannaise ou les Côtes du Forez. Au nez, s’expriment des arômes de petits fruits rouges, groseille, cassis et framboise. On peut également trouver de la pivoine ou du kirsch selon les terroirs. En dehors de la région lyonnaise, le Gamay est cultivé en Bourgogne (Bourgogne Grand Ordinaire et Bourgogne Passetoutgrain), dans le Val de Loire, en Savoie, en Ardèche, en Suisse et aussi en Californie. En principe les vins de Gamay sont vinifiés suivant la méthode beaujolaise ou macération carbonique. Les arômes de banane et de bonbon anglais que l’on trouve dans les vins primeurs de style Beaujolais Nouveau sont dus à cette méthode de vinification. Vinifié traditionnellement à la bourguignonne dans les 10 crus du Beaujolais, il peut montrer de l&#8217;élégance et de la mâche. Parfois, après 6 à 8 ans de vieillissement, les meilleurs d&#8217;entre eux finissent par ressembler aux Bourgognes.</p>
<p>Principaux arômes : banane mûre, bonbon anglais, cacao,  cerise bien mûre, fraise, fraise confiturée, framboise, groseille, iris, jasmin, myrtille, mûre sauvage, notes minérales, notes poivrées, pivoine …</p>
<p> </p>
<p>Le Pinot noir, cépage de Bourgogne donne des vins rouges, aux tanins soyeux et au nez intense et complexe. De peau fine, ce cépage noir de Bourgogne est capable de produire des vins fantastiques avec, pour les très bons, un grand potentiel de vieillissement. Ce sont de très grands vins  &laquo;&nbsp;féminins et intellectuels&raquo;&nbsp; ! Le vin au début est fruité, framboises, mûre, cerise, griotte, puis évolue vers des notes de cuir, de sous-bois d’une grande complexité. Le Bourgogne est de loin le vin au nez le plus complexe. Les grands Bourgognes sont considérés par beaucoup, avec les grands Bordeaux, comme les plus grands vins du monde !<br />
Le Pinot noir est parfaitement adapté à la Bourgogne et il est vraiment difficile d’en attendre autant lorsqu’il est planté ailleurs. Ce cépage mûrit relativement tôt et n’est pas adapté aux régions chaudes. Il est très sensible à la dimension de la récolte. Les récoltes doivent être réduites.<br />
On trouve le pinot noir en Bourgogne, en Alsace, en Champagne, dans le Val de Loire à Sancerre, en Italie et en Espagne, au Canada, aux Etats-Unis, en Californie, en Argentine et au Chili.<br />
 <br />
Principaux arômes : framboise, fraise, mûre, cerise, griotte, kirsch, violette, cassis, cuir, girofle et pruneau. Dans les vins les plus vieux; des tons plus terreux et un bouquet qui évoque l’odeur de gibier et quelquefois de réglisse.<br />
 <br />
Le  Grenache, cépage méditerranéen, est originaire d’Espagne où il porte le nom de « Garnacha ». Cépage essentiel des Côtes du Rhône méridionales, il apporte la puissance en alcool et donne des vins corpulents, corsés et très capiteux. C’est ce qui donne aux Rasteau, Cairanne, Châteauneuf-du-pape, leur côté très chaud  …  Il développe toutes ses qualités sur les sols  couverts de cailloux comme à Châteauneuf-du-pape. Il donne un vin peu coloré à moins que le rendement soit strictement limité, ce qui permet d’obtenir un vin plus concentré à la belle couleur rouge mordorée. Ces vins très alcooliques, jusqu’à 15° les bonne années, évoquent la framboise avec des notes quelques peu herbacées. Les vins issus de grenache pur vieillissent très vite, leur couleur s’oxyde et tend vers le tuilé. Pour obtenir de bons vins de garde il faut l’assembler avec d’autres cépages.  S’oxydant facilement, le Grenache est souvent utilisé pour l’élaboration de vins doux naturels, de type Rancio, comme le Rasteau, le Banyuls ou le Maury. On le trouve en Vallée du Rhône, en Provence et Languedoc-Roussillon, en Italie et en Espagne où c’est le cépage le plus planté, en Californie et en Australie. Très sensible à la coulure (mauvaise fécondation due au froid) le Grenache n’est pas autorisé dans les Côtes du Rhône septentrionaux.<br />
 <br />
Principaux arômes : fruits rouges, mûre sauvage, cassis, framboise, griotte, fruits à noyaux bien mûrs, prune mûre, pruneau, fruits cuits, fruits secs, café, cacao, fumée, sucre brûlé, rancio, épices, poivre, réglisse noire …<br />
La Syrah est un cépage célèbre, connu pour ses grands vins de la Vallée du Rhône nord, Hermitage et Côte-rôtie. C’est le cépage exclusif des Côtes du Rhône septentrionales. Avec un faible rendement (de l’ordre de 30 hl/ha), le vin issu de Syrah est fortement coloré, très bouqueté, riche en tanin et d’une excellente longévité. Mondialement connu, la Syrah a émigré jusqu’en Australie sous le nom de « Shiraz »  où elle représente 40 % du vignoble complanté en cépages rouges. Le Shiraz produit plusieurs des meilleurs vins d’Australie mais aussi du Canada et de Californie. Il donne souvent des vins d’une grande longueur avec une fin de bouche exceptionnelle. Les vins de Syrah ont beaucoup de concentration, ils sont très colorés et ont un nez très intense. Jeunes, ils évoquent la mûre et le cassis, sont très tanniques mais sans être rugueux. En vieillissant ils vont s’affiner, se féminiser et prendre de la longueur. La caractéristique de ces vins est leur nez très animal et épicé. On y retrouve des arômes de violette et de cassis puis de poivre et de café grillé. Ce sont des vins puissants et charpentés de grande garde, à faire vieillir en cave, à boire sur un gibier à poil, chevreuil, sanglier … On trouve la Syrah en Vallée du Rhône Nord, en Vallée du Rhône Sud où elle est assemblé au Grenache, Mourvèdre, Cinsault, en Provence et en Languedoc-Roussillon, en Italie, en Australie, au Canada, en Californie, en Argentine et en Afrique du Sud. Elle apporte aux assemblages couleur, parfum et tanin. Elle donne de la vinosité …<br />
 <br />
Principaux arômes : cassis, violette, cerise, framboise mûre, fruits confits, pruneau, mûre, chocolat noir, café grillé, tabac blond, brûlé, fumé, goudron, notes animales, cuir et peau, fourrure, musc, épices variées avec poivre et réglisse, truffe.</p>
<p> </p>
<p>Le Mourvèdre, cépage à forte personnalité, produit un vin violent, sauvage et très tannique. Avec une peau très épaisse, il donne des vins avec beaucoup de tanins, au bouquet très animal. Son terroir de prédilection est celui de Bandol où il est la principale variété. Ce cépage a besoin d’un climat chaud avec beaucoup de soleil. Dans ces vins, on peut goûter et sentir les mûres sauvages, les épices, du poivre et aussi du cuir et des tons plus terreux. On le trouve dans le Languedoc-Roussillon, en Provence et en Vallée du Rhône où il donne de la chair aux assemblages de Grenache, Syrah et Cinsault. On le trouve en Espagne et en Australie.</p>
<p>Principaux arômes : mûres, fruits noirs, cuir, fauve, cannelle, poivre, anis, tabac, résine truffe.</p>
<p> </p>
<p>Le Cinsault est un cépage assez productif utilisé essentiellement pour l’élaboration des vins rosés ou des vins rouges assez légers, en Provence, Languedoc-Roussillon et Vallée du Rhône. Il donne des vins fins, peu tanniques, bien colorés et très aromatiques. Il est en principe toujours assemblé. Il apporte de la souplesse et de la finesse aux cépages avec lesquels on l’associe.<br />
 <br />
Principaux arômes : amande, fleur de tilleul, framboise, noisette.</p>
<p> </p>
<p>Le Carignan est un cépage beaucoup décrié parce que donnant des vins trop alcooleux et manquant d’arômes. Ce fut le cépage des vins de table du Languedoc à l’époque où il fallait produire et faire « pisser la vigne » … Sa présence dans les vignobles de la vallée du Rhône sud est découragée et il est interdit à Châteuneuf-du-pape. Ceci dit, lorsque les rendements sont limités, les vieilles vignes de Carignan donnent des vins de caractère. C’est le cépage principal des Corbières (60 % maximum), où il est assemblé aux Grenache, Syrah, Mourvèdre et Cinsault.<br />
 <br />
Principaux arômes : banane, mûre, cerise, framboise, poivre, parfums de garrigue, violette, cuir, pruneaux, amande.</p>
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		<title>Les grands cépages blancs</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 17:18:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Chardonnay, cépage noble par excellence, est le cépage blanc le plus connu au monde et pour cause, c’est le cépage des plus grands vins blancs du monde avec les Montrachet, Corton-Charlemagne, Meursault, Chablis, Pouilly-Fuissé et autres grands blancs de Bourgogne. Il est parfaitement adapté au climat de la bourgogne où il est en symbiose [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Chardonnay, cépage noble par excellence, est le cépage blanc le plus connu au monde et pour cause, c’est le cépage des plus grands vins blancs du monde avec les Montrachet, Corton-Charlemagne, Meursault, Chablis, Pouilly-Fuissé et autres grands blancs de Bourgogne. Il est parfaitement adapté au climat de la bourgogne où il est en symbiose parfaite.<br />
Son nom est emprunté à un village du Mâconnais … On le trouve en Champagne également où il est assemblé avec le Pinot noir et le Pinot meunier pour l’élaboration du célèbre Champagne. Moins aromatique que le Sauvignon, il met d’avantage en valeur les subtilités de son terroir d’origine. C’est l’expression même d’un terroir, la Bourgogne et de toute sa richesse géologique et climatique. Déguster un Chevalier-Montrachet ou un Corton-Charlemagne dépasse l’entendement, c’est une expérience quasi mystique, une grande messe avec une myriade de sensations plus agréables et sensuelles les unes que les autres … Le plaisir des sens à l’état pur, en tout cas une folie, à vous faire pleurer de joie et un instant de bonheur vraiment inoubliable qui fera partie des grandes révélations de votre vie !<br />
On trouve le Chardonnay en Bourgogne, en Champagne, dans le Val de Loire, dans le Jura, en Ardèche, en Italie et en Espagne, au Canada, aux Etats-Unis, au Chili, en Afrique du Sud, en Australie et en Nouvelle Zélande.<br />
 <br />
Principaux arômes : aubépine, chèvrefeuille, acacia, rose blanche, genet, tilleul, menthol, eucalyptus, fougère, verveine, citronnelle, agrumes, pêche, poire, fruits exotiques, litchi, pomme verte, melon, amandes et noisettes grillées, pain grillé, toasts beurrés, brioche, humus, champignons, mousseron et rosé des prés, notes minérales, calcaire, silex ou pierre à fusil, notes métalliques (Chevalier-Montrachet, Corton-Charlemagne, Meursault) &#8230;<br />
 <br />
 <br />
L’Aligoté,cépage blanc cultivé en Bourgogne, donne un vin blanc frais, agréable que l’on boit jeune, très typique, au goût légèrement citronné. C’est le vin blanc pour le Kir que l’on prépare avec de la crème de cassis de Bourgogne !<br />
On le trouve en Bourgogne, dans le Jura, en Savoie, à Die dans la Drôme, au Canada, en Bulgarie et en Russie.<br />
 <br />
Principaux arômes : citron, pomme verte, raisin, agrumes, pêche, acacia, noisette …<br />
 </p>
<p>Le Savagnin est lecépage jurassien du célèbre Vin Jaune et Château Chalon. Ce cépage, à maturation tardive, est vendangé d’octobre à la Toussaint.  En effet, l’épaisseur de sa peau lui permet de résister à la pourriture et ses raisins sont ainsi très riches en acidité et en alcool naturel.Vinifié en Vin Jaune, il donne un vin considéré par les initiés comme l’un des plus grands vins de France. Ce vin volontairement oxydé, vraiment incomparable, charpenté et très complexe est vraiment expressif au nez, avec des notes de noix très caractéristiques. Vinifié de manière plus traditionnelle et souvent assemblé au Chardonnay, il donne des vins plus faciles d’approche dans les appellations Côtes du Jura et Étoile qui sont justement une bonne initiation à ce « goût de Jaune » …<br />
 <br />
Principaux arômes : noix, agrumes, fruits confits, orange, pruneau, griotte, fruits secs, raisin sec, noisette, amande, beurre, brioche, marron glacé, cacao, miel, cire d’abeille, bois exotique, épices, curry, minéral, cep, truffe, tourbe.<br />
 </p>
<p>Le Sémillon est l’un des grands cépages blancs du Bordelais. Moins aromatique que le Sauvignon et manquant un peu d’acidité mais beaucoup plus rond, il donne des vins blancs très gras avec une bonne aptitude au vieillissement. Bien que généralement assemblé au Sauvignon, il se distingue dans les Graves et notamment dans certains crus de Pessac-Léognan lors d’un élevage en barriques.<br />
C’est le cépage roi à Sauternes avec 70% de l’encépagement. Les bonnes années, lorsque les conditions climatiques le permettent, sa peau fine permet un développement parfait de la pourriture noble ou botrytis cinerea. Par contre, lorsque les vendanges sont pluvieuses, la pourriture grise s´empare vite des raisins qui sont alors condamnés. Assemblé dans une proportion de 3 pour 1 au Sauvignon avec un peu de Muscadelle, il donne naissance aux grands liquoreux, Sauternes, Barsac, Loupiac … Moins acide que le Sauvignon, il apporte le gras et la rondeur qui s’équilibrent parfaitement avec la fraîcheur de ce dernier. On le trouve dans la région de Sauternes, dans les Graves, aux Etats-Unis (Washington), en Argentine, au Chili, en Afrique du Sud et en Australie.<br />
 <br />
Principaux arômes : fleurs et épines blanches, lys, angélique, agrumes, citron, pomme verte, abricot, pêche, vanille, figue, fruits confits, miel, amande grillée, noisette grillée, noix fraîche, pain grillé, beurre frais …<br />
 <br />
 <br />
Le Sauvignon est un cépage mondialement connu. C’est le cépage blanc du Bordelais et de la Vallée de la Loire. Il est réputé à Sancerre et Pouilly fumé où il est le roi !<br />
Dans le Bordelais, il est souvent assemblé au Sémillion et sert à produire le Bordeaux blanc. Le Sauvignon est un cépage très aromatique avec une bonne acidité qui vient justement équilibrer le manque d’acidité du Sémillion. L’un apporte le gras, l’autre la fraicheur et les deux, la complexité aromatique. En Entre-Deux-Mers, où il est souvent utilisé seul, il donne des vins blancs très frais et très aromatiques à boire sur une douzaine d’huîtres d’Arcachon. Dans la région de Sauternes, il participe avec le Sémillion et un peu de Muscadelle à l’élaboration des grands liquoreux, Sauternes, Barsac et Loupiac. Il est présent à Gaillac et à Monbazillac.<br />
Dans la vallée de la Loire, c’est à Sancerre, son territoire de prédilection, qu’il donne les plus grands vins. Le Sancerre et le Pouilly Fumé sont d’excellents vins blancs secs d’une grande finesse aromatique, aux senteurs herbacées, avec ce goût fumé et cette odeur très discrète de pipi de chat si caractéristique du cépage. Il accompagnera cette fois-ci encore une bonne douzaine d’huîtres de Normandie ou de Bretagne …<br />
Près de Chablis, il donne le Saint-Bris, seule appellation de Bourgogne utilisant le Sauvignon, mariage réussi entre la fraîcheur aromatique du Sauvignon et la minéralité du terroir de Chablis. Enfin, le Sauvignon entre dans le Pacherenc de Vic-Bilh, et on en trouve quelque peu en Provence.<br />
Dans les autres pays du monde, il produit des vins très disparates. Il ne doit en aucun cas être récolté à une maturité trop avancée pour préserver sa qualité aromatique. Par contre, si la maturité n’est pas suffisante, il est acide. D’autre part, certains considèrent que ses arômes herbacés sont trop envahissants. Le Sauvignon de Nouvelle Zélande est le plus intéressant.<br />
On le trouve donc dans le Bordelais et le Sud Ouest (Bergerac, Pacherenc de Vic-Bilh), dans la Vallée de la Loire (Sancerre, Pouilly Fumé, Ménetou Salon), dans le Chablisien (Saint-Bris),  en Italie,  en Afrique du Sud, en Californie  et en Nouvelle-Zélande.<br />
 <br />
Principaux arômes : Herbacés, fumé, pipi de chat, végétaux, feuille de tomate, humus, fougère, fleurs blanches, épines, acacia, fruits verts, agrumes, citron, orange, pamplemousse, pêche, poire, pomme, menthe, litchi, fruits exotiques, fruit de la passion, mangue, fruits secs et confits, miel, vanille, amande, amande grillée, minéraux, silex, pierre à fusil.<br />
 </p>
<p>Le Chenin, ou Pineau de Loire est originaire d’Anjou. C’est à Vouvray, à Savennières et dans le Val du Layon qu’il donne les meilleurs résultats. Les vins de Chenin peuvent être secs, moelleux, liquoreux et effervescents. Les meilleurs vins ont une bonne acidité et un gras en bouche vraiment étonnant. Ces vins sont très fruités avec un bouquet exceptionnel et peuvent se garder très longtemps. Jeune, il est plus floral que fruité et sa nervosité peut masquer sa douceur. Ce n’est qu’après 5 à 10 ans de vieillissement qu’il s’exprime réellement. Au bout de quelques décennies, il est vraiment superbe.<br />
On le trouve aussi en Languedoc assemblé au mauzac et au chardonnay pour l’élaboration de la Blanquette-de-Limoux.<br />
C’est le cépage le plus planté en Afrique du Sud où il est carrément la panacée : on l’utilise  même pour le Xérès, le Porto ou encore un Cognac de fabrication locale.<br />
 <br />
Principaux arômes : abricot, abricot sec, amande, amande amère, amande grillée, noisette, agrumes, citron, pamplemousse, ananas, banane, miel, poire, compote de poire, coing, pomme, fruits confits, fruits secs, raisin de Corinthe, fruits exotiques, fleurs blanches, acacia, aubépine, rose, camomille,  thé, tilleul,  paille humide, foin coupé, verveine, fleur d’oranger, vanille, réglisse, bergamote, truffe blanche, encens, caramel, brioche …<br />
Le Muscadet ou Melon de Bourgogne est un cépage qui a émigré de la Bourgogne vers le pays nantais. C’est aujourd’hui un cépage typique de la région de Loire. Ce cépage résistant aux basses températures donne naissance au Muscadet, un vin blanc sec, sympathique, qu’il faut boire jeune et sans façon sur les huîtres et fruits de mer. Les Muscadets s’habillent d’une robe or vert, très pale. Ils sont légèrement perlants lorsqu’ils ont été élevés sur lies. Le Muscadet a un nez de fleurs blanches et d’agrumes, assez pointu et musqué, d’où l’origine de son nom. Des notes minérales et iodées sont caractéristiques des vins jeunes.<br />
Quelques plants de ce cépage subsistent encore en Bourgogne où il n’a droit de cité que dans l’appellation Bourgogne Grand Ordinaire. On trouve le Melon de Bourgogne en Argentine et en Californie.<br />
 <br />
Principaux arômes : fleurs blanches, iode, notes musquées, agrumes, citron, citronnelle, pamplemousse, noisette, pomme, notes anisées, amande verte, pivoine …<br />
 <br />
 <br />
La Marsanne est l’un des grands cépages blancs de la Vallée du Rhône. Elle est originaire de la région de Montélimar. Associée à la Roussanne, on la trouve depuis très longtemps dans la région de Saint Péray en Ardèche et de Tain l’Hermitage dans la Drôme. Elle se plaît particulièrement sur les sols caillouteux et chauds des Côtes du Rhône septentrionales. Elle donne un vin fort en alcool, de couleur presque marron, peu acide, qui vieillit rapidement. Son potentiel aromatique bien que supérieur à celui du Grenache blanc est inférieur à celui de la Roussanne. Pourtant, elle donne des vins blancs secs aux arômes fins qui approchent l’excellence dans les appellations Saint Peray et Hermitage. Les vins sont puissants, de faible acidité et développent des arômes floraux et de noisette au vieillissement.<br />
Elle produit un excellent vin effervescent à Saint Peray. La Marsanne n’est cependant pas autorisée à Châteauneuf-du-pape. On la trouve également à Cassis, en Corbières et en Italie. C´est aujourd´hui l´Australie qui en a fait son fer de lance avec 80% de l´encépagement mondial !<br />
Principaux arômes : fleurs blanches, acacia , poire, coing, pêche blanche, litchis frais, fruits secs, amande, noisette, noix, pâte d&#8217;amande, abricot séché, cire d&#8217;abeille, miel, pomme cuite, épices, réglisse…</p>
<p> <br />
La Roussane est, elle aussi, originaire de la région de Montélimar et, comme la Marsanne, on la trouve beaucoup dans la région de Tain l’Hermitage dans la Drôme et de Saint Peray en Ardèche. Ce cépage élégant donne des vins très fins, de couleur jaune paille, au bouquet remarquable dont les arômes évoquent le miel et l’abricot. La Roussanne est un cépage fragile. Ce cépage à maturation tardive est très sensible à la pourriture grise et pose un problème dans les régions les plus froides. De ce fait, la Roussanne est en régression. Elle est souvent remplacée par la Marsanne en raison de son meilleur rendement. Elle apporte pourtant un supplément aromatique aux assemblages et sa bonne acidité donne une meilleure aptitude au vieillissement. Elle est autorisée à Châteauneuf-du-pape contrairement à la Marsanne qui est interdite.<br />
On trouve la Roussanne en Vallée du Rhône nord et sud, en Savoie (Chignin Bergeron) et en Corbières, en Australlie et au Etats-Unis.<br />
 <br />
Principaux arômes : amande, fleurs blanches, aubépine, chèvrefeuille, narcisse discret, racine d’iris, foin coupé, herbe, miel, café vert, abricot, figue…</p>
<p> <br />
Le Viognier, cépage unique du Condrieu et du Château-Grillet, donne des grands vins blancs, à la fois secs et très aromatiques. Ces vins de grande qualité, à la robe dorée, sont gras, souples, à la limite de l&#8217;onctuosité, d&#8217;une très grande finesse et très parfumés. Le nez, caractéristique du cépage, est très intense. Il évoque l’abricot et la pêche pour certains, la violette et les épices pour d’autres. Ces vins sont à servir sur des quenelles de brochet, sur un poisson à l’armoricaine, des écrevisses et, bien sûr, à l’apéritif pour le plaisir tout simplement. Lorsqu’il est vinifié en moelleux (Vendanges tardives), le Viognier peut se servir sur un foie gras … Le Viognier participe quelquefois discrètement (environ 10%) à l’assemblage du Côte-Rotie pour lui donner une pointe de violette. Ce cépage très capricieux, difficile à maîtriser, au rendement extrêmement faible, moins de 20 hl/ha, ne se trouve quasiment pas ailleurs.<br />
 <br />
Principaux arômes : abricot, amande et noisettes grillées, coing, pêche, poire, agrumes, citron vert, pamplemousse, fruits de la passion, mangue, fruits secs, tilleul, violette, fleurs blanches, iris, acacia, fleur d’amandier, fleurs d’aubépine, chèvrefeuille, épices, pain d’épices, miel, cire, miel d&#8217;acacia auquel l&#8217;âge apporte une touche de musc, minéral …<br />
 <br />
 <br />
Le Sylvaner, cépage alsacien, est de moins en moins cultivé. Il est remplacé par d’autres variétés plus intéressantes. Sa principale qualité est une acidité relativement haute. Il donne un vin frais, léger et très désaltérant avec un fruité discret. C’est un bon vin de comptoir qui accompagnera parfaitement les fruits de mer. Les meilleurs d’entre eux, après une petite garde de deux ou trois ans, développeront des nuances minérales plus complexes.<br />
 <br />
Principaux arômes : agrumes, citron, fleurs blanches, acacia, pomme, minéral …<br />
 <br />
 <br />
Le Riesling est l&#8217;archétype du vin rhénan, un vin gastronomique dans toute sa finesse et son équilibre. Mondialement réputé, il est au cépage blanc ce que le cabernet sauvignon est au rouge. Sec et racé, délicatement fruité, le Riesling offre une très belle harmonie entre son bouquet et son fruité délicat, son corps et son acidité assez prononcée mais extrêmement fine. Ces vins peuvent se conserver une dizaine d’années et en vieillissant, ils peuvent prendre des senteurs  d’essence caractéristiques, proches du kérosène. En Alsace, il représente 23 % des surfaces plantées. Il produit également des vins issus de vendanges tardives : Vendanges Tardives et Sélection de Grains Nobles. On le trouve en Alsace, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Canada, aux Etats-Unis, au Chili, en Australie et en Nouvelle Zélande.<br />
 <br />
Principaux arômes : abricot, citron, citron confit, pamplemousse, pomme, pêche jaune, muscat, fruits de la passion, fruits confits, chèvrefeuille, tilleul, roses, genêt, citronnelle, menthe, épices, cannelle, notes animales, notes minérales, hydrocarbures …</p>
<p> <br />
Le Gewurztraminer, est l’un des grands cépages alsaciens. On le reconnaît facilement par ses jolies grappes qui deviennent roses lorsqu’elles sont à maturité. Son bouquet vraiment intense développe de riches arômes de fruits, de fleurs ou d´épices. Le Gewürztraminer qui signifie en Allemand « cépage épicé », donne de grands vins blancs. Ils se distinguent par une palette aromatique inimitable, exubérante et très épicée. Puissant et séducteur, parfois légèrement moelleux, il est souvent un vin de garde. Il représente en Alsace près de 18 % de la surface plantée. Il est également utilisé pour la production de vendanges tardives et de sélections de grains nobles. On le trouve en Alsace et en Allemagne, en Autriche, en Espagne, au Canada et aux Etats-Unis.<br />
 <br />
Principaux arômes : fleurs, œillet, verveine, genêt, rose, fleurs séchées, ananas, poire, coing, abricot, mirabelle, pêche, peau d&#8217;agrume, fruits exotique, mangue, litchi, fruits très mûrs ou confits, fruits secs, miel, cire d’abeille, pâte de coing, épices, pain d’épices, poivre, réglisse, muscade, menthe …</p>
<p> <br />
Le Muscat blanc, ou plutôt les muscats car il en existe plusieurs variétés sont tous caractérisés par leur puissance aromatique qui exprime à merveille la saveur du raisin frais. Le Muscat d’alsace est un vin sec et subtil. Dans le midi de la France, le Muscat sert à l’élaboration de Vins Doux Naturels. Ce cépage remonte à la plus haute antiquité. Ce sont les grecs puis les romains qui vont l´amener en Gaule, tout le long de la Narbonnaise. En Languedoc-Roussillon, le Muscat à petits grains donne également quelques  Vins de Pays blancs secs. Ces Muscats secs peuvent se boire à l’apéritif ou si vous recherchez l’accord parfait sur des asperges. Il existe quelques Muscats rosés. Le nom italien est Moscato. En Italie, cette variété sert de base au spumante du nord. On trouve le Muscat en Alsace, en Languedoc-Roussillon, à Die, en Italie et en Espagne, en Californie, en Argentine, en Afrique du Sud et en Australie. L&#8217;Espagne est l’un des pays où il est le plus présent, particulièrement à Valence, Alicante, Malaga et les îles Canaries.<br />
 <br />
Principaux arômes : raisin, fleurs (jacinthe, rose), agrumes, fruits exotiques, miel, musc …<br />
 <br />
 <br />
Le Petit Manseng, est un cépage du Sud-Ouest que l’on trouve principalement dans les Pyrénées-Atlantiques. C’est un cépage blanc aux baies épaisses qui se laissent volontiers accaparer par la pourriture noble. Il donne des vins blancs secs mais surtout des moelleux et liquoreux tel que le Jurançon ou le Pacherenc du Vic-Bilh. On le trouve également en Uruguay.<br />
 <br />
Principaux arômes : abricot, fruits confits, fruits exotiques, fleurs, miel, cannelle …</p>
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		<title>Les travaux dans la vigne</title>
		<link>http://www.lapassiondesvins.fr/2009-06/les-travaux-dans-la-vigne/</link>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 17:12:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’automne, lorsque la vendange est rentrée, que les vinifications sont démarrées et que le coup de feu à la cave est passé, très souvent le viticulteur prend quelques jours de vacances bien mérités.
 
 
Puis peu à peu, il retourne dans ses vignes, taille les sarments avec leurs feuilles, les ramasse ou plutôt les brûle sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l’automne, lorsque la vendange est rentrée, que les vinifications sont démarrées et que le coup de feu à la cave est passé, très souvent le viticulteur prend quelques jours de vacances bien mérités.<br />
 <br />
 <br />
Puis peu à peu, il retourne dans ses vignes, taille les sarments avec leurs feuilles, les ramasse ou plutôt les brûle sur place, laboure la terre et applique les engrais et fumiers divers.<br />
 <br />
 <br />
A partir du mois de décembre, il attaque la taille de la vigne, opération très importante qui consiste à diminuer le nombre de rameaux afin de fortifier ceux qui restent. En effet, la vigne à l’état sauvage est incapable de donner de bons raisins. Les grappes sont nombreuses mais les grains sont minuscules, peu juteux et très acides. Il faut donc domestiquer la vigne, limiter son rendement pour qu’elle donne de beaux raisins de qualité. Le but n’est pas de contrecarrer la nature mais de la maîtriser et de la parachever. La taille de la vigne va durer de décembre à février. Il faut en principe que cette taille soit terminée avant les premières montées de sève car les coupes effectuées trop tardivement ont du mal à cicatriser.<br />
 <br />
 <br />
Durant la même période d’hiver, il arrache les ceps morts et les vignes qu’il a l’intention de renouveler. Pour éviter le transport des ceps et des sarments morts, beaucoup de vignerons préfèrent les brûler sur place, d’autant plus qu’il peut faire très froid dans la vigne en hiver.</p>
<p> <br />
En mars, le temps se radoucit, la sève commence à monter et les premiers bourgeons apparaissent : c’est le débourement. Le viticulteur laboure la terre pour l’aérer et plante les nouvelles vignes.<br />
 <br />
 <br />
En avril, il va attaquer les premiers traitements phytosanitaires, essentiellement pulvériser du souffre pour prévenir le développement de l’oïdium, champignon microscopique qui attaque la vigne. C’est à cette période, jusqu’aux « Saints de glace » en mai, que le risque de gelée printanière est le plus important.</p>
<p> <br />
En mai, c’est l’apparition des boutons de fleurs de la vigne. Souvent le vigneron élimine les mauvaises herbes avec un herbicide ou mieux par un traitement mécanique.<br />
 <br />
 <br />
Le mois de juin est très critique : c’est la période de floraison puis de la fécondation par pollinisation. La fécondation ne se fait bien que par temps chaud et sec. La pluie, surtout si elle est importante, est désastreuse car elle risque d’entraîner une bonne partie du pollen. Il suffit qu’il y ait une baisse importante de la température et c’est la coulure : chute des fleurs et des jeunes fruits. C’est après cette fécondation que l’on peut commencer à imaginer le volume de la récolte à venir. On refait le palissage, remplace les échalas, les pieux et les fils de fer endommagés. C’est alors que commencent les premières tailles d’éclaircissage de l’été ou vendanges vertes. Cela consiste à éliminer certaines grappes et à effeuiller partiellement afin que celles qui restent soient bien ensoleillées.<br />
 <br />
 <br />
A partir d’avril où les bourgeons sont prêts à éclore et jusqu’à la fin des vendanges, le viticulteur est toujours à la merci de la grêle mais, hélas, il n’y a pas de remède contre celle-ci  si ce n’est de contracter une bonne assurance &#8230;<br />
Les orages de grêle sont souvent très localisés et le seul moyen de diviser le risque est d’avoir beaucoup de parcelles relativement dispersées.<br />
 <br />
 <br />
La vigne est aussi constamment menacée par des insectes et des maladies cryptogamiques (maladies dues aux champignons). Pour limiter les risques, le viticulteur procède à des pulvérisations de produits chimiques notamment à base de cuivre et de produits organiques de synthèse. Il applique régulièrement jusqu’en août ces traitements insecticides et fongicides (se dit d&#8217;une substance propre à combattre les champignons parasites).<br />
 <br />
 <br />
En juillet, les petites baies vertes et dures du raisin grossissent peu à peu, puis arrive en août l’époque de la véraison, c&#8217;est-à-dire le moment où les grains de raisin changent de couleur.<br />
 <br />
 <br />
En août, les grains de raisins continuent de grossir accumulant du sucre tandis que l’acidité diminue. En principe on arrête les pulvérisations de produits chimiques à partir de ce moment là afin d’éviter de les retrouver dans la vendange et donc dans le vin. Puis c’est la maturation durant trois ou quatre semaines. Il faut espérer que le temps soit chaud et sec afin de favoriser la maturation du raisin.  En effet, le froid empêche le raisin de mûrir, la pluie risque de diminuer la concentration, et l’humidité en fin de maturation risque de provoquer la pourriture grise ce qu’il faut éviter à tout prix.<br />
 <br />
 <br />
Au fur à mesure de la maturation, on surveille celle-ci par des prélèvements réguliers de raisins dans les différentes vignes afin de mesurer l’évolution du taux de sucre et parallèlement du pH, c&#8217;est-à-dire de l’acidité. Ce sont ces mesures qui vont permettre de déterminer la date de démarrage des vendanges.</p>
<p> <br />
En principe les vendanges ont lieu environ 100 jours après la floraison. Le choix de la date est très important. Il faut que le raisin soit suffisamment mûr. Mais en repoussant cette date il y a toujours un risque que le temps tourne et que la pourriture grise s’attaque aux raisins.<br />
 <br />
 <br />
Globalement il est plus facile de vinifier une vendange pas trop mûre plutôt qu’une vendange où il y a de la pourriture.<br />
 <br />
 <br />
Ceci dit, pour les vins rouges, il est important que le raisin soit bien mûr car c’est la maturité des raisins qui va donner au futur vin couleur, arôme et concentration. En effet, la chaptalisation qui consiste à rajouter du sucre au moût de raisin ne remplacera jamais un bon mûrissement.<br />
 <br />
 <br />
Pour les vins blancs secs, il n’est pas souhaitable que les raisins soient trop mûrs afin de conserver suffisamment d’acidité pour éviter de faire des blancs trop mous comme on le faisait si souvent, autrefois, dans le midi de la France. En principe on vendange donc les cépages blancs avant les rouges.<br />
Le cycle végétatif de la vigne<br />
 <br />
 <br />
 <br />
Janvier : repos végétatif<br />
 </p>
<p>Début février : la vigne &laquo;&nbsp;pleure&raquo;&nbsp;, la sève s’échappe par les blessures faîtes lors de la taille.<br />
 </p>
<p>Mars &#8211; avril : débourrement<br />
Apparition puis ouvertures des premiers bourgeons, apparition des petites feuilles.<br />
 </p>
<p>Mai : inflorescences<br />
Naissance de minuscules grappes portant des ébauches de fleurs.<br />
 </p>
<p>Fin mai –début juin : fécondation anémophile (par les animaux) entomophile (par les insectes).<br />
 </p>
<p>Juin : nouaison<br />
Apparition de minuscules baies.<br />
 </p>
<p>Juillet : période herbacée<br />
Les baies de couleur verte grossissent ainsi que les rafles.<br />
 </p>
<p>Août : véraison<br />
Les baies doublent de volume et se colorent.<br />
 </p>
<p>Fin août – septembre : maturation<br />
Les baies grossissent et accumulent les sucres. L’acidité diminue.<br />
 </p>
<p>Septembre –octobre : vendanges ou récoltes.<br />
 </p>
<p>Novembre : jaunissement des feuilles<br />
Les feuilles deviennent jaunes ou rouges, sèchent puis tombent.<br />
 </p>
<p>Décembre : repos végétatif.</p>
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		<title>La vinification des vins rouges</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 17:08:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès que la vendange arrive à la cave il est souhaitable de la trier. Souvent, chez les viticulteurs consciencieux, le tri a déjà été commencé à la vigne
 
Une fois le tri effectué, on procède de plus en plus à l’égrappage ou éraflage.
Pour cela on utilise une machine qui permet de séparer la rafle des grains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès que la vendange arrive à la cave il est souhaitable de la trier. Souvent, chez les viticulteurs consciencieux, le tri a déjà été commencé à la vigne<br />
 <br />
Une fois le tri effectué, on procède de plus en plus à l’égrappage ou éraflage.<br />
Pour cela on utilise une machine qui permet de séparer la rafle des grains de raisins. Cette technique permet d’obtenir des vins plus souples avec d’avantage de fruit. La grappe donnant des goûts de vert et de bois. Sans égrappage, les vins sont plus durs et plus tanniques. Ils sont difficiles à boire jeunes, mais cet effet peut être recherché pour les vins de garde dans le but de renforcer leur caractère.<br />
 <br />
Remarque : lorsque l’on vendange à la machine, la vendange arrive directement égrappée puisque c’est le principe de fonctionnement de la machine. De là, vient la polémique sur la pertinence de l’utilisation de la machine dans les grands crus.<br />
 <br />
Ensuite on procède au foulage :<br />
Foulage, parce qu’autrefois on écrasait le raisin avec les pieds dans un grand bac. Aujourd’hui on utilise une machine, le fouloir qui éclate tout simplement les baies. Dès que les grains sont brisés, ils vont commencer à fermenter.<br />
 <br />
Le moût obtenu, qui contient le jus, les pellicules et éventuellement les rafles est alors transféré dans les cuves de fermentation.<br />
Ces cuves de fermentation sont en principe en inox ou en ciment. La fermentation est un procédé tout à fait naturel dû à l’action des levures. Ces levures sont des champignons microscopiques présentes dans la peau du raisin qui s’attaque au sucre qu’il contient et le transforme en alcool avec dégagement de gaz carbonique. Grâce à l’utilisation au démarrage de levures sélectionnées et au contrôle de la température des cuves, on maîtrise de nos jours parfaitement cette transformation. Aujourd’hui, on sait aussi bien refroidir les cuves que les réchauffer. Pour refroidir la cuve (en inox de plus en plus) on utilise le plus souvent un écoulement d’eau à la surface de la cuve.<br />
 <br />
Les moûts vont fermenter pendant quelques jours (5 à 7 jours environ) et macérer jusqu’à 4 ou 5 semaines au contact des peaux.<br />
Plus le contact est long (macération), plus on obtiendra l’extraction des tanins et pigments, qui vont donner au vin sa couleur et sa structure. En effet, la pulpe du raisin est blanche (sauf rares exceptions) et c’est la peau du raisin qui contient les matières colorantes et les principaux composants aromatiques. C’est elle qui va également donner au vin son goût de terroir. La macération ou cuvaison sera plus ou moins longue selon le type de vin que l’on veut obtenir.<br />
 <br />
 <br />
Selon le type de vin désiré on peut jouer sur trois paramètres :<br />
 <br />
La température de fermentation : les basses températures (au-dessus de 10°, car en dessous la fermentation s’arrête) favorisent la production d’arômes primaires et sont utilisées pour des vins à boire jeunes.<br />
Une température plus élevée, jusqu’à 25-30 ° favorise au contraire l’extraction des tanins et éléments colorants.<br />
 <br />
La durée de macération : quelques jours pour des vins légers, jusqu’à 5 semaines pour des vins très concentrés.<br />
 <br />
Le pigeage : consiste à immerger le chapeau (partie solide du moût, peau, pépins, rafle) dans le jus, ou le remontage : le jus est remonté à l’aide d’une pompe pour asperger le chapeau, les deux techniques permettant l’une comme l’autre, de favoriser la macération et d’augmenter l’extraction.<br />
 <br />
Une fois la fermentation terminée, on récupère le liquide qui s’écoule de la cuve (vin de goutte) puis on presse le reste (le marc) à l’aide d’un pressoir (vin de presse).<br />
Le vin de goutte est plus fin que le vin de presse qui, lui, est plus frustre et plus tannique.<br />
 <br />
Les deux vins subissent la seconde fermentation ou fermentation malo-lactique (transformation de l’acide malique en acide lactique avec de nouveau, production de gaz carbonique) qui permet de réduire l’acidité et d’éviter que le vin se remette à travailler au printemps sous l’effet du réchauffement de la température.<br />
 <br />
Les deux vins sont assemblés puis élevés soit en cuve, soit en foudre, ou en fût de chêne.<br />
 <br />
A la fin le vin est clarifié par collage.<br />
On ajoute un produit à base de protéines, en général, gélatine, colle de poisson ou blanc d’oeuf qui coagule et récupère les particules en suspension.<br />
 <br />
Il est ensuite filtré avec des filtres (souvent feuilles de papier) puis on procède à la mise en bouteilles.<br />
 <br />
Remarque : Un vin qui vient d’être filtré et mis en bouteilles ne retrouve ses qualités premières qu’après un repos minimum d’un mois. Ne buvez jamais un vin qui vient d’être mis en bouteille, c’est une aberration gustative ! Si vous êtes amateur de vins nouveaux, il n’est pas interdit de les goûter pour la curiosité dès leurs sorties le troisième jeudi de novembre mais sachez qu’ils seront bien meilleurs à partir de fin décembre. Autrefois les lyonnais achetaient le beaujolais nouveau au mois de novembre pour le boire à Noël.<br />
 <br />
Une fois mis en bouteilles, le vin sera alors entreposé pour les grands crus dans des caves de vieillissement.<br />
 </p>
<p>Macération carbonique :<br />
 <br />
Cette méthode de vinification, consiste à éviter le foulage de la grappe afin d’obtenir une fermentation initiale en présence de gaz carbonique. Les grappes sont mises en cuve, complètes et non foulées. Une fermentation enzymatique se produit à l’intérieur des baies. Le poids des grappes et la fermentation suffisent à rompre les baies dans le bas de la cuve. La fermentation se poursuit sous l’action des levures. Cette méthode utilisée traditionnellement dans le beaujolais donne des vins bouquetés, fruités avec beaucoup d’arômes primaires. Très adaptée au Beaujolais et au Gamay, cette méthode de vinification est devenu une véritable mode. On l’emploie un peu à tort et à travers lorsque l’on cherche à obtenir des vins fruités, faciles, et à boire rapidement. Elle est beaucoup utilisée dans les pays du nouveau monde où l’on cherche à faire des vins plus commerciaux &#8230; Cette méthode permet cependant dans certaines conditions de macération plus longue d’obtenir des vins de moyenne garde. Beaucoup de domaine aujourd’hui utilise les deux méthodes, macération carbonique et vinification traditionnelle pour procéder ensuite à des assemblages. La macération carbonique apporte beaucoup de fruit et d’arômes primaires, la vinification traditionnelle donne plus de structure et donc plus de garde.<br />
 <br />
 <br />
 <br />
Schéma de vinification traditionnelle des vins rouges</p>
<p> <br />
 <br />
 Oenophilement vôtre !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>La vinification des vins blancs</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 16:02:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien que souvent obtenus à partir de raisins blancs, les vins blancs sont élaborés aussi bien à partir de cépages à peau noire que de cépages à peau blanche. Dans les deux cas, le jus est blanc ou incolore. En effet, il faut savoir qu’en général les raisins noirs ont eux aussi, comme les raisins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bien que souvent obtenus à partir de raisins blancs, les vins blancs sont élaborés aussi bien à partir de cépages à peau noire que de cépages à peau blanche. Dans les deux cas, le jus est blanc ou incolore. En effet, il faut savoir qu’en général les raisins noirs ont eux aussi, comme les raisins blancs, un jus blanc ou incolore. Un blanc de blancs est un vin blanc élaboré à partir de cépages blancs.<br />
 <br />
La vinification des vins blancs est globalement plus technique que celles des vins rouges. En effet, dans les régions chaudes et surtout lorsque l’on vendange en pleine chaleur, le plus délicat est la préservation du fruit, de la fraîcheur et de l’acidité. Dès que le raisin est ramassé, le risque d’oxydation est très important. Pour éviter ce risque, on préfère une vendange pas trop mûre. Certains viticulteurs qui vendangent à la machine vont même jusqu’à vendanger la nuit. Quelquefois, la vendange est traitée directement dans la vigne par ajout d’anhydride sulfureux.<br />
 <br />
Dès que la vendange arrive au chai, les raisins à peau noire sont pressés immédiatement et rapidement afin d’éviter toute coloration du moût.<br />
 <br />
Pour les raisins à peau blanche, on a le choix entre presser immédiatement ou pratiquer une courte macération pelliculaire. On égrappe complètement puis on laisse macérer à froid pendant 12 à 48 heures les raisins foulés (écrasés) en contact avec les peaux afin d’extraire un maximum d’arôme. La macération pelliculaire donne au vin un caractère variétal plus prononcé et renforce l’apport aromatique.<br />
 <br />
Ensuite, les raisins sont pressés en douceur afin d’éviter les goûts herbacés et surtout d’écraser les pépins, ce qui pourrait libérer des saveurs amères. On utilise en principe un pressoir horizontal et de plus en plus des pressoirs pneumatiques qui permettent une meilleure répartition et surtout un dosage très précis de la pression.<br />
On peut effectuer ainsi plusieurs pressions en augmentant la pression à chaque fois. Entre chaque pression on effectue un émiettage ou rebèchage du marc. Quelquefois on n’utilise que les premières pressions, les dernières presses de moindre qualité étant déclassées en vin de table.<br />
 <br />
Après pressurage, le moût est refroidi pour éviter le départ des fermentations. On le protège de l’oxydation par ajout d’anhydride sulfureux : c’est le sulfitage.<br />
 <br />
A ce stade, le jus pressé est un liquide brun qui contient encore beaucoup de matières solides. Pour obtenir des vins fins, la fermentation doit se dérouler avec des jus clairs. On va donc procéder au débourbage qui consiste à éliminer toutes les particules en suspension. Le débourbage se fait en principe par gravité, on récupère les bourbes au fond de la cuve ou quelquefois par centrifugation, méthode beaucoup plus agressive qui n’est utilisée que pour les vins de table.<br />
 <br />
Ensuite, on ensemence avec des levures sélectionnées (le levurage), afin d’obtenir un démarrage rapide et surtout contrôlé de la fermentation. Le levurage est plus justifié que dans la vinification des vins rouges. En effet, le moût est resté très peu de temps en contact avec les peaux qui, elles, sont porteuses des levures naturelles.<br />
 <br />
La fermentation doit se dérouler à basse température (entre 18 et 20 °) afin de préserver les arômes. Elle va durer de 10 à 14 jours. A température plus basse (12-13 °), on constate une production accrue d’esters et d’arômes mais les vins sont plus légers, et moins riches en glycérol. On va donc choisir la température de fermentation en fonction du type de vin désiré. Bien entendu plus la température est basse et plus la fermentation sera longue. Cela peut prendre jusqu’à un mois surtout si l’on désire un vin blanc sec et que l’on doit, bien entendu, attendre que tout le sucre résiduel soit transformé en alcool. Il est important de bien maîtriser les températures de fermentation. Pour cela, les cuves en inox sont refroidies par un ruissellement d’eau froide sur les parois. On peut refroidir aussi par passage dans un réfrigérant ou immersion d’un &laquo;&nbsp;drapeau&raquo;&nbsp; dans la cuve.<br />
 <br />
Pour les vins destinés à être consommés jeunes, on évitera la fermentation malo-lactique par ajout de souffre afin de garder de l’acidité et donc de la fraîcheur.<br />
 <br />
La fermentation malo-lactique ne sera effectuée que pour les vins destinés au vieillissement. Cette deuxième fermentation leur apporte en effet plus de gras et de rondeur.<br />
 <br />
Ensuite, les vins sont soutirés, filtrés par collage et élevés.<br />
 <br />
On fait souvent un collage au blanc d’œuf. On introduit du blanc d’œuf dans la cuve, ce blanc d’œuf forme un voile en surface qui, en descendant doucement vers le fond de la cuve, entraîne avec lui toutes les impuretés.<br />
 <br />
Les vins sont ensuite élevés. Pour obtenir plus de gras, certains vins sont élevés sur lies et quelquefois on pratique même le batonnage pour remettre les lies en suspension.<br />
 <br />
Les vins destinés au vieillissement peuvent être élevés en barriques ou en fûts de chêne.<br />
Dans les Graves ou en Bourgogne, il arrive même que dès le départ, la fermentation soit effectuée en barrique. Quelquefois une partie du vin est élevée en fût neuf.<br />
 <br />
Les différents élevages sont ensuite assemblés afin d’obtenir le meilleur produit fini qui sera embouteillé.<br />
 <br />
 <br />
Les vins blancs doux et liquoreux<br />
 <br />
Comme nous l’avons vu, la fermentation alcoolique est due à l’action des levures qui transforment le sucre du raisin en alcool. Cependant on constate qu’au delà de 15 ou 16 ° d’alcool, les levures cessent de travailler et que la fermentation s’arrête. La fermentation alcoolique ne va donc pas transformer la totalité du sucre du raisin en alcool si dès le départ la vendange est suffisamment sucrée. C’est le cas notamment des vendanges tardives ou des vendanges botrytisées c&#8217;est-à-dire atteintes par la pourriture noble. Le sucre résiduel n’étant pas transformé en alcool, on obtient alors un vin blanc doux plus ou moins sucré. A partir d’un certain taux de sucre on ne dit plus qu’il est doux mais qu’il est liquoreux.<br />
L’autre façon de faire un vin blanc doux et surtout si la vendange n’est pas suffisamment sucrée est de bloquer artificiellement la fermentation alcoolique avant la fin de celle-ci. On stop la fermentation par des procédés physiques tels que l’abaissement de la température (flash pasteurisation) ou tout simplement par ajout d’anhydride sulfureux, l’ajout d’alcool étant réservé aux vins doux naturels.<br />
Quelquefois et surtout à titre expérimental, pour obtenir une vendange plus sucrée on utilise la cryo-extraction. Cette technique consiste à refroidir la vendange jusqu&#8217;à ce que les raisins les moins sucrés deviennent des glaçons. Ainsi lorsque l&#8217;on presse, on obtient le jus des baies les plus sucrées. La cryo-extraction est interdite dans les grandes appellations.<br />
 <br />
Les vins doux naturels<br />
 <br />
Les vins doux naturels sont des vins vinés, c&#8217;est-à-dire des vins dont la fermentation a été arrêtée précocement par addition d’alcool ou d’eau-de-vie de raisin. Le mutage (ajout d’alcool) a lieu après un début de fermentation. On contrôle le caractère plus ou moins doux du vin en choisissant le moment auquel on veut arrêter la fermentation. Plus on stoppe prématurément la fermentation et plus le vin sera doux. Il existe des vins mutés sur marc ou des vins mutés sur jus suivant que le mutage a lieu avant ou après le pressurage. Le Porto est toujours muté sur jus alors que les vins doux naturels rouges du midi de la France sont mutés sur marc ou sur jus suivant le résultat désiré. Les vins mutés sur marc conservent davantage de sucre résiduel que ceux mutés sur jus.<br />
 <br />
Les autre vins vinés<br />
 <br />
Quelquefois on ajoute de l’eau-de-vie à du jus de raisin frais non fermenté en quantité suffisante, 5 à 10 % pour empécher toute fermentation. C’est ainsi que l’on obtient le Pineau des Charentes, le Floc de Gascogne, le Ratafia de Champagne et le Macvin du Jura.<br />
Quelquefois on ajoute de l’eau-de-vie qu’après la fin de la fermentation. On obtient alors un vin dit fortifié. L’exemple le plus célèbre est le Xéres.</p>
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		<title>La vinification des vins rosés</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 15:59:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il n’existe pas de définition précise du rosé. Sa couleur peut aller du rose très pale (pelure d’oignon) au rose très soutenu (rose cerise). Globalement, le rosé est un vin rouge très léger ou un vin blanc légèrement coloré. Le rosé est un vin issu de raisins noirs ou gris auxquels on fait subir une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’existe pas de définition précise du rosé. Sa couleur peut aller du rose très pale (pelure d’oignon) au rose très soutenu (rose cerise). Globalement, le rosé est un vin rouge très léger ou un vin blanc légèrement coloré. Le rosé est un vin issu de raisins noirs ou gris auxquels on fait subir une courte macération. Le rosé est rarement fait par macération d’un mélange de raisins noirs avec des raisins blancs car la macération même courte d’un tel mélange est difficilement contrôlable. L’obtention d’un rosé par mélange d’un vin rouge avec un vin blanc est strictement interdite en France sauf en Champagne ou il est permis l’adjonction de Pinot noir vinifié en rouge.<br />
 <br />
Il existe quatre façons de vinifier un rosé<br />
 <br />
Les rosés de raisins rosés<br />
 <br />
Ils sont extrêmement rares. Je ne connais qu’un seul cas : il s’agit du Poulsard (cépage et vin du Jura) qui est vinifié comme un vin rouge avec une macération longue. Je le considère plus comme un rouge léger que comme un rosé. <br />
 <br />
Les rosés par assemblage de vin rouge et de vin blanc<br />
 <br />
Souvent pratiquée en cachette pour ajuster la couleur finale d’un rosé, cette méthode est strictement interdite en France sauf en Champagne ou l’on autorise l’adjonction de Pinot noir. <br />
 <br />
Les rosés de pressurage<br />
 <br />
Les raisins noirs sont directement pressurés après une très courte macération et le moût continue sa fermentation en dehors du contact des peaux. C’est la vinification en blanc.</p>
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		<title>La vinification des Champagnes</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 15:54:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[L’élaboration du vin de Champagne obéit à des règles très strictes qui sont les garantes d’une qualité inégalée et constante.
Parmi  ces règles :
- une aire d’appellation bien délimitée ;
- 3 cépages autorisés dont 2 noirs, le Pinot noir et le Pinot meunier et 1 blanc, le Chardonnay ;
- une conduite de la vigne très précise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’élaboration du vin de Champagne obéit à des règles très strictes qui sont les garantes d’une qualité inégalée et constante.</p>
<p>Parmi  ces règles :<br />
- une aire d’appellation bien délimitée ;<br />
- 3 cépages autorisés dont 2 noirs, le Pinot noir et le Pinot meunier et 1 blanc, le Chardonnay ;<br />
- une conduite de la vigne très précise ;<br />
- un rendement à l’hectare limité : 8000 kg /hectare + 4000 kg/hectare en vins de réserve qui sont bloqués (on parle toujours en kg parce que les vignerons sont toujours payés au kg en fonction classification et échelle des prix) ;<br />
- un degré alcoolique minimum des moûts ;<br />
- un volume de presse limité à 1 hectolitre pour 150 kg de raisin.</p>
<p> <br />
Les différentes étapes :</p>
<p> <br />
On récolte à la main des raisins sains et parfaitement mûrs. La vendange est triée, elle doit être saine, entière et propre.</p>
<p> <br />
Le pressurage doit se faire aussitôt le raisin récolté pour éviter l’altération des baies et la coloration du moût. Ce pressurage est  très progressif pour n&#8217;extraire que les jus aux arômes les plus discrets et subtils. Il est fractionné et limité : à partir de 4000 kg de raisin on tire d’abord 2050 litres de &laquo;&nbsp;cuvée&raquo;&nbsp; puis 410 litres de &laquo;&nbsp;1ère taille&raquo;&nbsp; et enfin 205 litre de &laquo;&nbsp;2ème taille&raquo;&nbsp; ou &laquo;&nbsp;rebêche&raquo;&nbsp;.<br />
 <br />
 <br />
La cuvée et chacune des deux tailles sont mises à fermenter séparément. On utilise le plus souvent aujourd’hui des cuves en inox qui permettent un contrôle précis des températures (entre 18 et 20 °C). Certaines maisons privilégient le bois qui favorise les conditions d’une oxydation ménagée destiné à apporter au vin plus de rondeur et de gras. Une fermentation malo-lactique est souvent nécessaire pour diminuer l’acidité naturelle du vin ainsi que plusieurs soutirages pour accélérer la clarification. Chaque cuvée est mise en fût séparément.<br />
 <br />
 <br />
Après les fermentations, tous les vins de crus différents sont dégustés. On procède alors à l’assemblage des différents vins. Ces vins peuvent provenir de différents vignobles, de différents cépages et de différentes années. Les vins des années précédentes sont appelés vins de réserve. Ces vins sont assemblés en fonction de leur goût pour obtenir des cuvées de la qualité recherchée. L’objectif est d’obtenir un vin qui reflète bien l’esprit de la maison. C’est ici qu’intervient pleinement le savoir faire du maître de chai. Une fois l’assemblage réalisé, le vin est stabilisé à basse température.<br />
 <br />
 <br />
On ajoute alors au vin la &laquo;&nbsp;liqueur de tirage&raquo;&nbsp; qui est un mélange de sucre, de levures et de vins. Ensuite il est mis dans d’épaisses bouteilles de verre fermées par des capsules métalliques. Ces bouteilles vont être stockées horizontalement dans la partie la plus sombre et la plus fraîche des caves. La seconde fermentation due à l’action des levures démarre avec production de gaz carbonique. C’est la &laquo;&nbsp;prise de mousse&raquo;&nbsp;. Le vin est ensuite conservé au frais. Le vieillissement est d’une durée minimum de 15 mois et de trois ans pour les cuvées millésimées. Au cours du vieillissement, un dépôt de levures mortes va s’accumuler sur le bord inférieur de la bouteille.</p>
<p> <br />
Afin de faire glisser ce dépôt vers le goulot de la bouteille, on va procéder au remuage des bouteilles. Les bouteilles sont placées, le goulot vers le bas, sur des pupitres inclinés. Pendant deux à trois mois, l’inclinaison des bouteilles est accentuée et on les tourne d’un quart de tour par jour. Ce remuage est effectué par des cavistes expérimentés que l’on appelle &laquo;&nbsp;les remueurs&raquo;&nbsp;. Aujourd’hui, ce remuage des bouteilles est de plus en plus effectué par un procédé mécanique, le gyropalette.</p>
<p> <br />
Ensuite on procède au dégorgement qui consiste à éliminer le dépôt dans le goulot de la bouteille. Le goulot de la bouteille est trempé dans un liquide réfrigérant qui congèle les sédiments. La bouteille est alors décapsulée et, sous la pression du gaz carbonique, le glaçon est éjecté avec le dépôt qu’il contient. Ce glaçon est alors remplacé par la &laquo;&nbsp;liqueur d’expédition&raquo;&nbsp;, mélange de Champagne et de sucre. Cette étape que l’on appelle le dosage détermine si le champagne est brut, sec ou demi-sec suivant que cette liqueur est plus ou moins sucrée. Les bouteilles sont alors bouchées dans la foulée par leur bouchon traditionnel. Ce bouchon est maintenu par un muselet métallique.<br />
En principe, les bouteilles ainsi préparées ne sont pas mises en vente immédiatement mais stockées quelques semaines pour que la liqueur de dosage puisse se marier avec le vin.<br />
 <br />
 <br />
La méthode Champenoise est utilisée dans beaucoup d’autres régions pour l’élaboration des crémants : en Val de Loire (Vouvray, Saumur et Crémant de Loire) en Bourgogne (Crémant de Bourgogne), en Alsace (Crémant d’Alsace), dans le Bordelais (Crémant de Bordeaux), dans la Vallée du Rhône (Crémant de Die), dans le midi (Crémant de Limoux). Ceci dit, on ne peut plus légalement utiliser le terme &laquo;&nbsp;méthode champenoise&raquo;&nbsp; en dehors de la Champagne.</p>
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		<title>Vins de terroir et Appellation d’origine contrôlée</title>
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		<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 15:51:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges</dc:creator>
				<category><![CDATA[Initiation à l'Oenologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le concept d’Appellation d’Origine Contrôlée existe en France depuis 1935.
 
Ce concept a pour objectif de garantir une spécificité organoleptique liée à un terroir (sol et climat) mis en valeur par une tradition et un savoir faire.
 
Contrairement au vin boisson ou vin industriel qui est un produit banalisé, standardisé, sans âme, le vin d’Appellation d’Origine est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le concept d’Appellation d’Origine Contrôlée existe en France depuis 1935.<br />
 <br />
Ce concept a pour objectif de garantir une spécificité organoleptique liée à un terroir (sol et climat) mis en valeur par une tradition et un savoir faire.<br />
 <br />
Contrairement au vin boisson ou vin industriel qui est un produit banalisé, standardisé, sans âme, le vin d’Appellation d’Origine est lui, le fruit d’un terroir (sol, climat, millésime) et d’une façon de faire ou tradition.<br />
 <br />
Dans un verre de vin, s’expriment trois forces : l’une vient de la terre, l’autre vient de l’air (climat, millésime) et la troisième vient de l’homme, artisan, ouvrier de la nature.<br />
 <br />
Comme je vous le dis souvent, le vin n’est pas le fruit du hasard mais du travail de l’homme sur les éléments naturels. C’est le viticulteur qui en serviteur de la nature fabrique ou confectionne le vin. Ce vin authentique comme nous les aimons doit être l’expression d’un terroir, d’une histoire, d’une tradition et même d’un bonhomme.<br />
 <br />
&laquo;&nbsp;Le vin doit avoir la gueule de l’endroit d’où il est né<br />
et le caractère du mec qui l’a fait !&raquo;&nbsp;<br />
 <br />
 <br />
Les éléments du terroir :<br />
 <br />
La terre :<br />
 <br />
La constitution des sols est très complexe. Ces sols sont plus ou moins profonds, plus ou moins humides. Leur composition avec des proportions diverses d’éléments fins ou grossiers est très variable. La répartition des sables, limon, argile, calcaire, matières organiques, oligoéléments, permet de classer les sols en sableux, graveleux, argileux, argilo-calcaires etc. …<br />
Chaque type de sol est responsable d’un style de vin. C’est ce principe qui sert à la délimitation des aires d’appellations d’origines contrôlées.<br />
 <br />
 <br />
Le ciel :<br />
 <br />
La thermométrie :<br />
 <br />
C’est la somme des températures journalières cumulées.<br />
Selon les régions viticoles et le millésime, celle-ci se situe entre 3000° et 3800°.<br />
L’ensoleillement :<br />
 <br />
C’est le nombre d’heures d’éclairement qui ont une action directe sur la photosynthèse.<br />
 <br />
 <br />
La pluviométrie :<br />
 <br />
C’est le nombre cumulé de millimètres de pluie. La vigne a en effet besoin de quelque 400 à 600 mm de pluie par an.<br />
 <br />
 <br />
Le vent :<br />
 <br />
Le vent est également un élément déterminant du climat car il assèche la vigne.<br />
 <br />
 <br />
 <br />
Les Microclimats :<br />
 <br />
 <br />
L’altitude est déterminante car on perd approximativement 1 degré par jour pour une élévation de 100 m.<br />
 <br />
L’exposition, (l’orientation) est déterminante car elle joue sur l’ensoleillement et la luminosité.<br />
 <br />
La proximité de masses d’eau est aussi importante car elle joue le rôle de régulateur de la température. Le microclimat sera tempéré.<br />
 <br />
 <br />
 <br />
 <br />
Relation entre facteurs du terroir et propriétés organoleptiques des vins :<br />
 <br />
 <br />
Parmi les facteurs du terroir on distingue les facteurs fixes et les facteurs variables.<br />
 <br />
Les facteurs fixes sont apportés par le sol et les situations géographiques particulières.<br />
 <br />
 <br />
Les facteurs variables sont dus aux conditions climatiques qui varient d’un millésime sur l’autre.<br />
 <br />
 <br />
 <br />
 <br />
Les facteurs fixes :<br />
 <br />
 <br />
Le sol :<br />
 <br />
 <br />
La fertilité des sols est un facteur déterminant. Si elle est trop importante, la végétation de la vigne sera exubérante. Cela entraînera des rendements trop élevés d’où une production de vins sans caractère. Les meilleurs vins sont fait sur les sols les plus pauvres et cet aspect est une base fondamentale dans la délimitation des aires d’appellation d’origine contrôlée.<br />
 <br />
 <br />
La répartition des composants :</p>
<p>Par expérience on constate qu’il existe une relation entre la texture d’un vin sur le palais et la texture de la terre où la vigne s’est développée.<br />
 <br />
 <br />
La silice (sable, graviers …) apporte une sensation tactile fine : légèreté, finesse.<br />
 <br />
L’argile assure une mâche plus ou moins serrée et &laquo;&nbsp;collante&raquo;&nbsp; : fermeté.<br />
 <br />
Le calcaire apporte du corps, une certaine souplesse et augmente la plasticité : couleur, rondeur.<br />
 <br />
Pour s’en convaincre il suffit de prendre une poignée de terre sur laquelle la vigne du vin goûté se développe. Certains experts vont même jusqu’à goûter la terre … Celui qui a vécu cette expérience ne peut nier la force du milieu qui est bien plus importante que les technologies ou la recherche de cépages miracles.<br />
 <br />
D’autres facteurs vont parfaire l’ensemble.<br />
 <br />
 <br />
Les éléments minéraux, les oligoéléments contribuent aux arômes et à la couleur.<br />
 <br />
 <br />
Les éléments siliceux grossiers de type cailloux, galets ou même graviers accumulent la chaleur du sol   et créent une ambiance qui favorise la concentration en sucres et par conséquent le caractère puissant et chaleureux du vin.<br />
 <br />
 <br />
 <br />
 <br />
 <br />
 <br />
Les facteurs variables :<br />
 <br />
 <br />
La température :<br />
 <br />
Les sommes des températures cumulées entre avril et septembre inclus sont en rapport avec la puissance potentielle du vin. Des températures faibles donnent des vins blancs plutôt secs et vifs et des rouges coulants. De fortes températures donnent des vins plus concentrés avec plus de structure et donc de meilleure garde. Il faudra par contre savoir les attendre.<br />
 <br />
L’ensoleillement :<br />
 <br />
Plus il y a d’ensoleillement et plus le vin est riche en polyphénols et en principes aromatiques. Un excès cependant les concentre trop et donne de la lourdeur.<br />
 <br />
La pluie :<br />
 <br />
Globalement, il faut un peu de pluie pour le développement de la plante mais pas de trop car le raisin va perdre en concentration.<br />
Au moment de la floraison, la pluie facilite le millerandage (ce qu’on appelle la coulure) donc baisse le volume de la récolte et en contrepartie concentre sa composition. Par contre au moment des vendanges elle dilue la récolte la rendant plus aqueuse. Un mois d’août pluvieux comme cette année empêche la bonne maturation du raisin et amène de la pourriture grise.<br />
 <br />
 <br />
Le vent :<br />
 <br />
Il assèche la vigne et ainsi combat les maladies cryptogamiques, en évitant les moisissures.<br />
 <br />
Au moment des vendanges il éloigne la pourriture, déshydrate le grain de raisin, favorise le passerillage concentrant acidité et sucres.<br />
 <br />
&laquo;&nbsp;Tous les ans, il y a une part de vent au fond du verre de vin&raquo;&nbsp;.<br />
 <br />
 <br />
L’avance climatique :<br />
 <br />
Il y a de l’ordre de 100 jours entre la floraison et la maturité physiologique du raisin. Après le solstice d’été les jours sont plus courts et moins lumineux. On comprend alors pourquoi les années à floraison précoce bénéficient de plus de lumière.<br />
 <br />
 <br />
En conclusion, le vin de terroir ou vin d’appellation est un produit spécifique, vraiment unique, fruit d’un terroir unique, d’une histoire unique, et d’un savoir faire unique.<br />
Ce vin de terroir est garanti en France par un système d’appellation d’origine contrôlée.<br />
 <br />
Battons nous pour défendre ce système qui est la garantie de notre identité française face à la concurrence de vins étrangers, essentiellement en provenance du nouveau monde, produits industriels banalisés, standardités et sans aucune âme.<br />
 <br />
Amicalement.<br />
 <br />
Georges Lapicoré, la passion avant tout !</p>
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