Le Jura

Le Jura


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Le vignoble historique du Jura est l’un des plus anciens de France. Pline le Jeune vantait déjà ses mérites au 1er siècle après JC.  
Ce vignoble forme une bande d’environ 80 kilomètres de long sur 3 à 6 kilomètres de large.


Carte du Jura


On y produit une extrême diversité de vins qui méritent vraiment notre attention et dont certains sont à classer parmi les plus grands de France.
Sur une superficie de 1900 hectares, on y produit environ 90 000 hectolitres par an.

Les cépages

Le Savagnin

C’est un cépage typiquement jurassien dans le sens où il s’extériorise à merveille sur le terroir du Jura pour produire le fameux vin jaune. L’origine du savagnin, cousin des Traminer alsaciens, est mal connue. Il pourrait provenir d’Autriche ou de Hongrie.


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Il couvre environ 200 ha et représente 12 % du vignoble. Il produit un vin d’une grande complexité, marqué par de puissants arômes. L’arôme de noix très caractéristique est essentiellement dû à l’élevage sous voile.

Son assemblage avec le Chardonnay donne un vin « typé» , souvent dénommé « Tradition» .


Le Chardonnay

Le Chardonnay, le même qu’en Bourgogne, avec 50 % des plantations est de loin le cépage le plus répandu. Il est appelé Melon dans la région d’Arbois, Moular à Poligny ou Gamay blanc dans le sud du vignoble. Il peut être vignifié à la bourguignogne (avec ouillage) mais il est très souvent assemblé avec un peu de Savagnin élevé sous voile pour donner un vin plus typé, typiquement jurassien.


Le Poulsard

Cépage rouge typiquement Jurassien il donne un vin rouge léger, presque rosé qui prend des allures de pelures d’oignons en vieillissant.


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Son vrai nom local est Ploussard. Il représente 300 ha, 20 % de la surface plantée et 80 % de l’encépagement rouge du Jura. Il est surtout renommé sur la commune de Pupillin.


Le Trousseau

Implanté sur moins de 100 ha il représente seulement 5 % des plantations. Il demande un peu plus de soleil et s’épanouit bien sur les terroirs les mieux exposés. On le trouve principalement sur la région d’Arbois où il donne un vin relativement coloré, assez tanique et de longue garde.


Le Pinot noir

Il représente 8 à 10 % de l’encépagement du vignoble. C’est le pinot noir de Bourgogne qui donne un vin fin et délicat aux arômes caractéristiques de cerise.


Les vins

Les vins du Jura sont trop mal connus. Ils possèdent pourtant une très riche personnalité et ne laisse jamais indifférents. Les vins blancs sont d’une complexité rarement égalée en France et sont de très longue garde. Les rouges sont surprenants avec un bel effet terroir.


Les vins rouges

Le vin rouge issu du cépage Trousseau est un vin à la couleur profonde, pourpre intense et aux arômes intenses. Il a une belle structure tannique, ce qui lui assure une bonne garde. On le produit essentiellement sur la région d’Arbois.

Issu du cépage Poulsard, c’est un vin rouge léger marqué par des arômes de petits fruits rouges. Il est quelquefois assimilé à un rosé.

Enfin les vins issus de Pinot noir sont fins, très élégants mais présentent moins de typicité jurassienne.


Les vins blancs

Le vin blanc de Savagnin est unique. Il fait la réputation du Jura et même lorsqu’il n’est pas vignifié en Jaune, présente des arômes caractéristique de noix et ce goût dit « de jaune» .


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Le blanc de Chardonnay est sec et fruité et acquiert dans la région une minéralité particulière.

Il est souvent assemblé au Savagnin pour donner des vins tranquilles et également quelques effervescents ( Crémant du Jura) élaboré en méthode traditionnelle.


Le Vin jaune

Le vin jaune est un vin unique dont le mode d’élaboration est en totale contradiction avec toutes les règles de l’œnologie. Il est élevé sous voile (sans ouillage) dans des fûts de chêne de 228 litres où il devra être conservé 6 ans et trois mois pour avoir droit à l’appellation. Sur le terroir de Château-Chalon, il donne le Château-Chalon qui est l’un des vins les plus célèbres du monde.

Il est à consommé chambré vers 18° et mérite d’être carafér quelques heures avant sa dégustation.

Il est présenté dans des bouteilles (des clavelins) de 62 cl. Cette contenance correspond au volume restant d’un litre de moût après évaporation au travers du bois durant les 6 années de vieillissement.


Le Vin de Paille

Il est élaboré à partir de raisins passerillés de Poulsard, Savagnin ou Chardonnay.


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Les raisins sont étalés sur un lit de paille ou sur des claies dans un local sec et aéré.


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Les grains sont pressés entre Noël et la fin février et donne un vin doux et très riche aux arômes de fruits confits (pruneau et orange). C’est un vin de garde.


Le Macvin du Jura

Le Macvin est un vin muté à partir de raisin non fermenté auquel on ajoute un tiers d’eau-de-vie de marc.




Les Appellations

Arbois

Née du celte « ar»  et « bos»  signifiant « terre fertile» , l’appellation Arbois fut la première AOC française en date. Elle est aussi aujourd’hui la première du Jura par son volume de production, de l’ordre de 45 000 hectolitres par an. Cette appellation est répartie sur 13 communes avec un total de 843 hectares. Les cinq cépages autorisés dans le Jura peuvent prétendre à l’AOC Arbois qui produit environ 70% des vins rouges jurassiens et 30% des blancs.

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En effet, les rouges dominent en terme de surface et de production sur ce terroir qui lui est favorable. Dans un relief tourmenté comportant des éboulis calcaires, le sol se compose de marnes irisées très profondes, argilo-silicieuses et compactes. Parmi les autres villages vignerons de l’appellation figurent : Abergement-le-Grand, Les Arsures, Mathenay, Montigny-les-Arsures, Mesnay, Molamboz, Les Planches-près-Arbois, Pupillin, Saint-Cyr-Montmalin, Vadans et Villette-les-Arbois.


Château-Chalon

L’AOC Château-Chalon produit exclusivement du vin jaune, issu du seul cépage savagnin. Ce petit vignoble AOC produit un vin d’excellence sur un territoire très restreint. Il s’agit véritablement d’un vignoble de qualité où les contrôles sont encore plus nombreux que pour les autres. Ainsi, depuis 1958, une commission de contrôle de l’AOC passe tous les ans dans les vignes un peu avant les vendanges afin de vérifier si le raisin présente toutes les qualités requises pour produire un vin jaune digne de sa réputation. Cette commission unique en son genre se compose de membres de la Chambre d’Agriculture, de la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF), de l’INAO, de la Société de Viticulture, du laboratoire d’analyse agricole, de producteurs et de négociants qui accordent ou non l’appellation « Château-Chalon» .

Une appellation sous haute surveillance

La commission de contrôle de l’AOC Château-Chalon base son analyse sur le potentiel alcoolique du raisin mais aussi sur son état sanitaire et sur le rendement parcelle par parcelle. Elle prend alors une décision dont dépendra le revenu des vignerons mais surtout la notoriété du vignoble. Les producteurs ont parfois préféré renoncer à l’appellation quand la récolte ne leur paraissait pas satisfaisante comme en 1974, 1980, 1984 et 2001. Depuis 2002, l’INAO envisage d’étendre cette pratique à l’ensemble des AOC de France afin de renforcer l’image des AOC françaises face à la concurrence des nouveaux produits banalisés, notamment d’importation.


L’Étoile

Pourquoi le nom de l’Étoile ?


Parce que le village est entouré de cinq collines formant les branches d’une étoile, et parce que ses vignes recèlent d’innombrables pentacrines, ces étoiles fossiles que l’on peut trouver en se promenant dans les vignes.
L’encépagement se compose majoritairement de Chardonnay mais aussi de Savagnin et dans des proportions moindres, de Poulsard, notamment pour l’élaboration du vin de paille. Les vins blancs expriment le terroir de cette AOC, tout en élégance et en finesse.



Côtes du Jura

L’expression de la diversité

Née d’un décret du 31 juillet 1937, l’appellation Côtes du Jura est la plus étendue des appellations jurassiennes. Elle s’étend du nord au sud du vignoble, ce qui lui confère un grand nombre de contrastes de terroirs. En cela, elle constitue un territoire de découvertes des différentes expressions des cépages jurassiens.
L’Appellation Côtes du Jura répertoriait une soixantaine de communes en 1937. Elle en regroupe aujourd’hui 105 sur une superficie totale de 640 hectares en vignes. Les communes représentant les surfaces les plus importantes sont Arlay, Beaufort, Buvilly, Gevingey, Lavigny, Mantry, Passenans, Poligny, Rotalier, Saint-Lothain, Toulouse-le-Château, Le Vernois, Vincelles et Voiteur. Même si tous les produits jurassiens sont élaborés dans l’AOC Côtes du Jura, c’est la production de blancs et de Crémant du Jura qui prédomine avec des vins ronds, fruités et généreux. En terme de volume de production, il s’agit de la deuxième AOC jurassienne.



Macvin du Jura

L’appellation Macvin du Jura, obtenue par décret le 14 novembre 1991, couvre l’ensemble des aires d’AOC des vins du Jura et représente 3% de la production totale AOC jurassienne. Le Macvin du Jura appartient au club français très fermé des mistelles (ou vins de liqueur) d’AOC, le seul à être issu d’une eau de vie de raisin et non de vin. Connu depuis le xive siècle, le Macvin du Jura est obtenu à partir de jus de raisin non fermentés, les moûts, auquel on intègre un tiers de marc. Il est élevé au minimum pendant 12 mois en fûts de chêne et doit présenter entre 16° et 22° d’alcool pour obtenir l’AOC.


Les cinq cépages jurassiens,Trousseau, Poulsard, Pinot Noir, Chardonnay et Savagnin, répertoriés dans l’AOC « Côtes du Jura»  sont tous autorisés dans la production de moûts destinés au Macvin du Jura. Le Macvin du Jura peut donc être blanc ou rouge bien que la plupart des vignerons le produisent blanc. L’eau de vie de marc utilisée pour la fabrication du Macvin du Jura est obtenue par la distillation du marc du Jura. Elle doit rester au moins 18 mois en fûts de chêne avant l’élaboration du Macvin du Jura.



Crémant du Jura

L’AOC Crémant du Jura fut obtenue le 9 octobre 1995. La production de vins effervescents dans le Jura remonte à la fin du xviiie siècle, date à laquelle les vignerons jurassiens maîtrisaient déjà la méthode traditionnelle.


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L’aire d’appellation du Crémant du Jura se superpose à l’identique à celle des Côtes du Jura, d’Arbois, de Château-Chalon et de l’Etoile. Les cépages autorisés pour sa production sont le Poulsard, le Pinot noir, le Trousseau, le Chardonnay et le Savagnin. Pour le Crémant du Jura blanc, produit dans plus de 90% des exploitations, le Chardonnay doit représenter au moins 50% de la cuvée. Pour le Crémant du Jura rosé, le Poulsard et le Pinot noir doivent aussi représenter au moins 50% de la cuvée. Les raisins, obligatoirement vendangés à la main, sont transportés en caisses percées, et pressurés par grappes entières. Depuis sa création en 1995, la production de Crémant du Jura a progressé régulièrement pour atteindre environ 16% de la production totale AOC jurassienne, sur une surface de 210 hectares soit 15 000 hectolitres en moyenne par an.


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