François Rochebloine : « La proposition doit devenir une loi » – Lyon – Saint Chamond – Saint Etienne le 31 décembre 2011

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»  Président du groupe d’amitié France Arménie à l’Assemblée Nationale, François Rochebloine, député ligérien a toujours Å“uvré pour la reconnaissance du génocide arménien. Rencontre avec un homme convaincu et qui souhaite que le Parlement adopte enfin la loi sur la sanction de tous les génocides et crimes contre l’humanité.


Le 22 décembre dernier, l’Assemblée Nationale a voté l’adoption d’une loi sanctionnant la négation de tout génocide. Cette loi, présentée par la député UMP Valérie Boyer, est la copie conforme de celle présentée par François Rochebloine, en 2002, loi qui a l’époque avait été adoptée à l’unanimité par le Palais Bourbon, mais qui n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour du Sénat. La proposition de loi deviendra –t-elle enfin loi ? Telle est la question que se pose François Rochebloine, député de la troisième circonscription et président à l’Assemblée du groupe d’Amitié France Arménie.
François Rochebloine, de quand date votre amitié avec la communauté arménienne ?
Depuis toujours ! J’ai grandi avec de jeunes français d’origine arménienne et cela m’a poussé à m’inscrire dès mon élection à l’Assemblée Nationale, en 1988 au groupe d’études sur la question arménienne. L’Etat n’ayant pas encore été reconnu à ce moment là ! En 89, des membres de cette communauté sont venus me voir et ont attiré mon attention sur les problèmes rencontrés par les arméniens. Ils m’ont également fait part entre autre du programme « Sumgaït »,( ville dans laquelle ont démarré les premiers meurtres. NDLR) C’est à ce moment là que j’ai commencé à m’interesser de près à ces problèmes et que j’ai choisi de m’impliquer.
Vous avez effectué de nombreux voyages en Arménie, quand avez-vous retiré ?
Mon premier voyage date de novembre 1990 dans un pays qui n’est toujours pas indépendant. J’y suis retourné en 1991 avec Jacques Barrot en juin et j’ai eu le plaisir et l’honneur de représenter l’Assemblée Nationale en septembre, le 21 septembre plus exactement lors des élections de l’indépendance. Depuis 2002, je suis redevenu président du groupe France Arménie (il l’avait été de 93 à 97. NDLR), un poste très important pour moi ! Je me suis battu depuis le début pour faire inscrire aux débats, la reconnaissance par la France du Génocide Arménien, ce qu’elle fait en 2001. Je suis le rapporteur de cette proposition de loi et après moult difficultés, elle est enfin adoptée !
Vous avez-vous-même déposée en 2002 une proposition de loi pour sanctionner la négation de tous génocides ?
Effectivement. Ma proposition visait la sanction de tous génocides et crimes contre l’humanité, ce que ne faisait pas celle de Valérie Boyer, qui, au départ, ne parlait que du génocide arménien. Ce qui du coup a provoqué la colère de la communauté turque. Le travail en commission a permis de lui faire rectifier ce point important. L’important étant de ne pas stigmatiser un pays ou une histoire mais bien de punir certaines affirmations inacceptables. Il est certain que la visite d’Etat du président Sarkozy en octobre dernier à l’occasion du vingtième anniversaire de Karabakh a été décisive. Je l’ai accompagné et était présent quand il a expliqué que si La Turquie ne reconnaissait pas le génocide, la France prendrait ses responsabilités.
Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?
Je m’élève vraiment contre les réactions qui prétendent qu’il s’agit d’une mesure électoraliste ! Il n’y a qu’à regarder l’ampleur de la communauté turque par rapport à celle de l’Arménie. C’est pareil à Saint-Chamond. Non, il s’agit simplement d’une loi qui n’a que trop tardé à être adoptée. La proposition de Valérie Boyer a été adoptée par l’Assemblée, c’est bien mais elle doit désormais être adoptée également par le Sénat et cela impérativement avant la fin de la législature sinon tout sera à refaire, encore ! Or, il faut qu’elle devienne loi !
ESP
Président du groupe d’amitié France Arménie à l’Assemblée Nationale, François Rochebloine, député ligérien a toujours œuvré pour la reconnaissance du génocide arménien. Rencontre avec un homme convaincu et qui souhaite que le Parlement adopte enfin la loi sur la sanction de tous les génocides et crimes contre l’humanité.
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Francois Rocheboine.
A
Le 22 décembre dernier, l’Assemblée Nationale a voté l’adoption d’une loi sanctionnant la négation de tout génocide. Cette loi, présentée par la député UMP Valérie Boyer, est la copie conforme de celle présentée par François Rochebloine, en 2002, loi qui a l’époque avait été adoptée à l’unanimité par le Palais Bourbon, mais qui n’a jamais été inscrite à l’ordre du jour du Sénat. La proposition de loi deviendra –t-elle enfin loi ? Telle est la question que se pose François Rochebloine, député de la troisième circonscription et président à l’Assemblée du groupe d’Amitié France Arménie.
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François Rochebloine, de quand date votre amitié avec la communauté arménienne ?

Depuis toujours ! J’ai grandi avec de jeunes français d’origine arménienne et cela m’a poussé à m’inscrire dès mon élection à l’Assemblée Nationale, en 1988 au groupe d’études sur la question arménienne. L’Etat n’ayant pas encore été reconnu à ce moment là ! En 89, des membres de cette communauté sont venus me voir et ont attiré mon attention sur les problèmes rencontrés par les arméniens. Ils m’ont également fait part entre autre du programme « Sumgaït »,( ville dans laquelle ont démarré les premiers meurtres. NDLR) C’est à ce moment là que j’ai commencé à m’interesser de près à ces problèmes et que j’ai choisi de m’impliquer.

Vous avez effectué de nombreux voyages en Arménie, quand avez-vous retiré ?

Mon premier voyage date de novembre 1990 dans un pays qui n’est toujours pas indépendant. J’y suis retourné en 1991 avec Jacques Barrot en juin et j’ai eu le plaisir et l’honneur de représenter l’Assemblée Nationale en septembre, le 21 septembre plus exactement lors des élections de l’indépendance. Depuis 2002, je suis redevenu président du groupe France Arménie (il l’avait été de 93 à 97. NDLR), un poste très important pour moi ! Je me suis battu depuis le début pour faire inscrire aux débats, la reconnaissance par la France du Génocide Arménien, ce qu’elle fait en 2001. Je suis le rapporteur de cette proposition de loi et après moult difficultés, elle est enfin adoptée !

Vous avez-vous-même déposée en 2002 une proposition de loi pour sanctionner la négation de tous génocides ?

Effectivement. Ma proposition visait la sanction de tous génocides et crimes contre l’humanité, ce que ne faisait pas celle de Valérie Boyer, qui, au départ, ne parlait que du génocide arménien. Ce qui du coup a provoqué la colère de la communauté turque. Le travail en commission a permis de lui faire rectifier ce point important. L’important étant de ne pas stigmatiser un pays ou une histoire mais bien de punir certaines affirmations inacceptables. Il est certain que la visite d’Etat du président Sarkozy en octobre dernier à l’occasion du vingtième anniversaire de Karabakh a été décisive. Je l’ai accompagné et était présent quand il a expliqué que si La Turquie ne reconnaissait pas le génocide, la France prendrait ses responsabilités.

Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?

Je m’élève vraiment contre les réactions qui prétendent qu’il s’agit d’une mesure électoraliste ! Il n’y a qu’à regarder l’ampleur de la communauté turque par rapport à celle de l’Arménie. C’est pareil à Saint-Chamond. Non, il s’agit simplement d’une loi qui n’a que trop tardé à être adoptée. La proposition de Valérie Boyer a été adoptée par l’Assemblée, c’est bien mais elle doit désormais être adoptée également par le Sénat et cela impérativement avant la fin de la législature sinon tout sera à refaire, encore ! Or, il faut qu’elle devienne loi !

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Source : www.zoomdici.fr

Amicalement.

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