Le Médoc se divise en deux parties bien distinctes du point de vue qui nous intéresse.
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L’une, le Haut Médoc, de Blanquefort (banlieue nord de Bordeaux) à Saint-Serin-de-Cardourne est une terre bénie des dieux qui produit quelques uns des plus grands vins rouges du monde (Château Latour, Château Lafite Rothschild, Château Mouton Rothschild, les trois sur l’appellation Pauillac, Château Margaux sur l’appellation Margaux).
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L’autre le Bas Médoc produit des vins de qualité moindre.
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La géographie et le paysage viticole
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Le Médoc (du latin in medio aquae, au milieu de l’eau) est la région limitée à l’ouest par l’océan Atlantique et à l’est par l’estuaire de la Gironde puis par la Garonne sur quelques kilomètres. L’ensemble forme une presqu’île triangulaire ayant pour base au sud une ligne reliant le nord du bassin d’Arcachon à  Blanquefort, limite nord de Bordeaux.
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Le Médoc est constitué de douces collines et de plateaux de très faible altitude, où les vignes regardent la rivière, nom donné ici à l’estuaire de la Gironde.
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Le vignoble médocain s’étend sur une bande de quelques kilomètres de large ( 5 à 15 km au plus) et de près de 70 km de long. Il longe la rivière et couvre près de 16 000 ha. A l’ouest jouxte la vaste lande médocaine prolongement septentrional des landes de Gascogne. Cette zone sableuse et hydromorphe est malheureusement impropre à l’implantation d’un vignoble de qualité. On y trouve essentiellement du pin sylvestre et du maïs.
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On distingue le Médoc ou bas Médoc au nord et le Haut Médoc au sud. La limite se situe à la hauteur de Saint-Seurin de-Cadourne.
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Le Climat
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Situé entre l’océan Atlantique et l’estuaire de la Gironde, le Médoc bénéficie d’un climat de type océanique avec peu d’écarts de températures. Il est marqué par une forte humidité due aux masses d’eau en présence.
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Les circulations d’air protègent la vigne des gelées tardives du printemps et des maladies cryptogamiques dont le développement pourrait être favorisé lors d’étés pluvieux.
Cette situation de la presqu’île, entre deux masses d’eau importantes, crée un microclimat très propice.
Les variations climatiques annuelles conditionnent le style des millésimes.
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En effet les raisins mûrissent d’autant mieux que les mois d’août et de septembre sont moins humides et plus ensoleillés.
Les très grands millésimes sont toujours issus d’étés chauds et secs.
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Par contre les pluies et le froid pendant la période de floraison et de fécondation, ne font que diminuer quantitativement la récolte (coulure) et n’ont que très peu d’influence sur la qualité du millésime.
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Les cépages
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Le Cabernet Sauvignon est ici le cépage roi avec 54 % des plantations. Sur les croupes graveleuses des Grands Crus Classés il peut atteindre 80 %. Il donne des vins d’une grande richesse tannique et aromatique, s’amplifiant au vieillissement.
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Le Merlot représente 40 % de l’encépagement médocain. Il produit des vins fruités, charnus, plus souples et souvent moins tanniques que ceux du Cabernet Sauvignon. Il est plus précoce que le Cabernet, ce qui est un avantage les mauvaises années. En fait les deux cépages sont très complémentaires.
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Le Cabernet Franc couvre 5 % de l’encépagement du Médoc. Il donne des vins plus légers que ceux issus de Cabernet Sauvignon mais qui présentent beaucoup de finesse et d’élégance.
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Le Petit Verdot, qui ne représente que 1 % de l’encépagement produit des vins colorés et riches en tanins mais austères. Il est utilisé comme cépage améliorateur les années légères.
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Les cépages blancs sont très peu présents dans le Médoc. On y cultive à l’occasion les cépages traditionnels du Bordelais : le Sauvignon blanc, le Sémillon et la Muscadelle.
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La vinification
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C’est certainement en Médoc, plus que partout ailleurs, qu’est née l’œnologie moderne. Cette œnologie explicative, scientifique, toujours à la recherche d’une meilleure qualité est venu confirmer ce que les anciens avaient découvert de manière tout à fait empirique.
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Après récolte, les raisins passent par différentes étapes.
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L’égrappage supprime la rafle afin de diminuer l’astringence du vin.
Le foulage éclate les grains et libère le jus.
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La fermentation alcoolique a lieu dans des cuves fermées, en bois, en inox ou en ciment ; elle s’accompagne de nombreux remontages, à une température proche de 30°.
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La durée de cuvaison est fonction de la qualité des raisins, de leur état de maturité et du type de vin recherché (elle est la plus longue pour les vins de garde).
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Huit à vingt jours après la mise en fermentation, l’écoulage s’effectue par un robinet placé à la partie inférieure de la cuve et muni d’une crépine s’opposant au passage des éléments solides. On recueille ainsi le vin clair ou, vin de goutte.
Après décuvage du fond de la cuve, le marc est pressuré afin d’obtenir le vin de presse.
Le vin subit sa dernière transformation, indispensable, la fermentation malolactique (transformation de l’acide malique en acide lactique), ce qui provoque une désacidification naturelle.
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Comme l’ensemble des vins de Bordeaux, les vins du Médocs sont issus du mariage heureux de plusieurs cépages. Chaque cépage est vinifié séparément puis on procède à l’assemblage afin d’obtenir le meilleur équilibre gustatif.
Alors que le Merlot donne un vin à évolution plus rapide, consommable plus tôt, le Cabernet Sauvignon produit des cuvées de maturité plus tardive. Privilégier l’un ou l’autre influence directement le style du vin et sa longévité.
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Ensuite le vin est élevé en barrique de Chêne. En effet en Médoc la barrique joue un rôle essentiel dans l’élevage et l’affinement du vin.
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Le vin est ainsi conservé pendant une période de 12 à 18 mois, entrecoupée de soutirages et de méchages tous les trois ou quatre mois. L’introduction, dans la barrique vide, d’une mèche de soufre allumée qui donne des vapeurs de gaz sulfureux, permet d’inhiber l’ensemble des ferments qui pourraient altérer le vin.
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Le deuxième hiver, afin de clarifier le vin, on effectue un collage avec des blancs d’Å“ufs battus, introduits dans le liquide en agitant l’ensemble avec un fouet.
Après un mois de repos, un nouveau soutirage donne un vin limpide.
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La qualité finale du vin dépend aussi du choix judicieux du moment de l’embouteillage. La période idéale, loin des froids extrêmes de l’hiver et des grandes chaleurs de l’été, reste les mois d’avril à juillet, voire novembre ou décembre. Le bouchon assure une étanchéité parfaite, à condition de rester humidifié. D’où, la nécessité absolue de garder les bouteilles couchées.
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Dans ces conditions, avec des températures ne dépassant pas 17 à 18°, la lente alchimie du vieillissement peut s’accomplir très lentement et sûrement.
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Les Appellations
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Le Médoc compte 8 appellations :
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Deux appellations régionales : Médoc et Haut-Médoc.
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Six appellations communales : Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien, Listrac-Médoc, Moulis en Médoc et Margaux.
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Parallèlement, bien qu’il ne s’agisse pas à proprement parlé d’appellations d’origine controlée, 60 châteaux ont été classés par ordre de mérite dès 1855.
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A part quelques zones qui ne produisent que de l’appellation Bordeaux, tous les vins de la péninsule médocaine peuvent prétendre à l’appellation Médoc.
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Cette région est elle-même divisée en deux secteurs, le Haut-Médoc au sud, le
Bas-Médoc au nord, les qualificatifs haut et bas étant déterminés par le sens du courant de la rivière.
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Les vins produits dans le Bas-Médoc, zone située au nord de la commune de Saint-Seurin-de-Cadourne, ne peuvent prétendre qu’à l’appellation Médoc, ceux du Haut-Médoc aux deux appellations haut-Médoc ou Médoc.
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Globalement les vins du Bas-Médoc (appellation Médoc) n’ont rien avoir qualitativement avec les vins du Haut-Médoc qui eux sont parmi les plus réputés de la planète. Il n’existe pas de Grands Crus Classés dans le Bas-Médoc. Les 60 Grands Crus Classés en 1855 sont situés en Haut-Médoc. Ils bénéficient tous soit de l’Appellation régionale Haut-Médoc soit d’une appellation communale.
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La valeur du classement de 1855, attribué aux domaines et non à leur vignes est discutable mais reste aujourd’hui valable dans la majorité des cas.
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419 domaines sont également classés en crus bourgeois et 335 en crus artisans.
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Globalement les vins produits sur les sols graveleux sont fins et délicats. Les tanins ont une saveur suave et une complexité qui autorise un long viellissement au cours duquel ils acquièrent un bouquet exceptionnel de distinction. Les vins produits sur les sols argileux sont plus colorés et robuste avec une finesse moindre. Ils atteignent généralement plus rapidement leur maturité.
Saint-Estèphe
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L’appellation d’origine contrôlée Saint-Estèphe est la plus importante des six appellations communales du Médoc. Toutes les familles de crus y sont représentées.
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Les conditions de production (Décret du 14 novembre 1936)
Pour avoir droit à l’Appellation d’origine contrôlée Saint-Estèphe les vins rouges doivent :
- provenir des la commune de Saint-Estèphe, « à l’exclusion des parcelles de ce territoire reposant sur alluvions modernes et sables, sur sous-sols imperméables»
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement (Cabernet-sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot noir, petit verdot, cot ou malbec), minimum de sucre (178 grammes par litre de moût), degré (10°5 acquis), rendement de base (45 hl par hectare).
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SUPERFICIE
1 244 hectares
(7.5% du vignoble médocain)
Production moyenne :
8 800 000 bouteilles
Nombre de viticulteurs : 136
(80 en Cave Coopérative et 56 indépendants)
Catégories de crus :
5 Grands Crus Classés
(17.5% du potentiel de production)
36 Crus Bourgeois
(61.5%)
1 Cru Artisan
(0.5%)
14 autres crus
(13.5%)
1 cave coopérative
(7%)
Grâce à des conditions climatiques et géologiques idéales, les vins de Saint-Estèphe sont caractérisés par leurs qualités solides et leur constitution robuste. Ainsi peuvent-ils vieillir très longtemps tout en conservant jeunesse et fraîcheur. Marqué par un sous-sol plus argileux que celui des autres appellations communales du bord du fleuve, le vin y gagne une typicité certaine : une structure tannique d’une grande richesse, une belle couleur rouge sombre et une charpente exceptionnelle associée à une finesse aromatique.
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Pauillac
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L’appellation d’origine contrôlée Pauillac , baignée par la lumière de l’estuaire et le rythme des marées, jouit d’un terroir et d’un modelé exceptionnels.
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Les conditions de production (Décret du 14 novembre 1936)
Pour avoir droit à  l’Appellation d’origine contrôlée Pauillac, les vins rouges doivent :
- provenir de la commune de Pauillac et de parcelles bien déterminées des communes de Cissac, Saint-Julien, Saint-Estèphe et Saint-Sauveur, mises à part « les parcelles situées sur alluvions modernes et sables, sur sous-sols imperméables.»
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement (Cabernet-sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot noir, petit verdot, cot ou malbec), minimum de sucre (178 grammes par litre de moût), degré (10°5 acquis), rendement de base (45 hl par hectare).
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SUPERFICIE
1 195 hectares
(7,5 % du vignoble médocain)
Production moyenne :
8 100 000 bouteilles
Nombre de viticulteurs : 88
(54 en Coopératives et 34 viticulteurs indépendants)
Catégories de crus :
18 Grands Crus Classés
(85% du potentiel de production)
7 Crus Bourgeois
(6%)
1 Cru Artisan
(0.5%)
8 autres crus
(3.5%)
1 cave coopérative
(5%)Â
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Dans leur robe de velours légèrement ambrée, les vins de l’appellation Pauillac, riches en tanins, corsés, sont séveux. Puissants dans leur jeunesse, leurs arômes de fruits rouges (cassis, framboise) ou de fleurs (violette, rose, iris) se fondent avec le temps en un bouquet long en bouche. Riches et complexes, les vins de Pauillac méritent qu’on les « attende» un peu plus longtemps.
Saint-Julien
L’appellation d’origine contrôlée Saint-Julien connaît une des plus importantes concentrations de crus classés dans le Médoc, parce qu’elle se distingue par l’homogénéité de son sol.
Les conditions de production (Décret du 14 novembre 1936)
Pour avoir droit à l’Appellation d’origine contrôlée Saint-Julien, les vins rouges doivent :
- provenir de la commune de Saint-Julien et de parcelles bien délimitées des communes de Cussac et Saint-Laurent, « à l’exclusion des parcelles de ce territoire situées sur alluvions modernes et sables, sur sous-sols imperméables» .
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement (Cabernet-sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot noir, petit verdot, cot ou malbec), minimum de sucre (178 grammes par litre de moût), degré (10°5 acquis), rendement de base (45 hl par hectare).
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SUPERFICIE
907 hectares
(5.5% du vignoble médocain)
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Production moyenne :
6 100 000 bouteilles
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Nombre de viticulteurs : 24
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Catégories de crus :
11 Grands Crus Classés
(86.5% du potentiel de production)
6 Crus Bourgeois
(13%)
1 Cru Artisan et 6 autres crus
(0.5%)
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Les vins de l’appellation Saint-Julien sont reconnaissables à leur bouquet sans égal : particulièrement harmonieux et suave. Dotés d’une belle robe foncée, ils allient la finesse de leurs arômes et une solide constitution. Ils ont du corps, une grande richesse de sève et un parfum délicieux autant que délicat.
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Moulis en Médoc
L’appellation d’origine contrôlée Moulis-en-Médoc est la plus petite des appellations du Médoc. C’est tout à la fois une terre de moulins, de légendes, et surtout de grands vins.
Les conditions de production (Décret du 14 novembre 1936)
Pour avoir droit à l’Appellation d’origine contrôlée Moulis ou Moulis en Médoc, les vins récoltés doivent :
- provenir de la commune de Moulis ou de parcelles bien déterminées des communes de Listrac, Lamarque, Arcins, Avensan, Castelnau, Cussac, « à l’exclusion des parcelles reposant sur alluvions modernes et sables sur sous-sols imperméables»
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement (Cabernet-sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot rouge, petit verdot, cot ou malbec), minimum de sucre (178 grammes par litre de moût), degré (10°5 acquis), rendement de base (45 hl par hectare).
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SUPERFICIE
633 hectares
(4% du vignoble médocain)
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Production moyenne :
4 200 000 bouteilles
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Nombre de viticulteurs : 53
(10 en coopératives et 43 viticulteurs indépendants)
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Catégories de crus :
14 Crus Bourgeois
(70% du potentiel de production)
1 Cru Artisan
(0.5%)
28 autres crus
(26.5%)
Coopération : 3%
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Dès les premières années de leur vie, les vins de Moulis allient une grande finesse à un généreux charnu . Ils atteignent leur plénitude après sept à dix années. Ensuite, leur force tannique leur permet de supporter avec bonheur le poids des ans. Belle robe rubis dense et profonde, bouquet élégant ou nuances aromatiques complexes et puissantes, très belle structure, longueur en bouche étonnante, caractérisent le charme de ces vins.
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Listrac
L’appellation d’origine contrôlée Listrac-en-Médoc, située sur le point culminant de la presqu’île du Médoc, jouit d’un terroir et d’un climat exceptionnel.
Les conditions de production (Décret du 14 novembre 1936)
Pour avoir droit à l’Appellation d’origine contrôlée Listrac-Médoc, les vins doivent :
- provenir de la commune de Listrac, » à l’exclusion des terrains qui, par la nature de leur sol ou leur situation, sont impropres à produire le vin de l’appellation»
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement (Cabernet-sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot noir, petit verdot, cot ou malbec), minimum de sucre (178 grammes par litre de moût), degré (10°5 acquis), rendement de base (45 hl par hectare).
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SUPERFICIE
664 hectares
(4% du vignoble médocain)
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Production moyenne :
4 900 000 bouteilles
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Nombre de viticulteurs : 74
(40 en coopératives et 34 viticulteurs indépendants)
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Catégories de crus :
20 Crus Bourgeois
(65.5% du potentiel de production)
1 Cru Artisan
(1.5%)
13 autres crus
(11%)
1 Cave Coopérative
(22%)
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Le vin de Listrac présente en bouche un volume extraordinaire, enrobant le palais. Sa présence est constante. Charpenté, il est l’alliance parfaite du fruit donné par le cabernet et de la puissance du merlot. Il est de ce fait ample et soyeux, un mélange d’esprit et de virilité. Sa couleur prend, avec la patine du temps, une teinte rubis ; les différents éléments se fondent, s’imbriquant les uns dans les autres pour, finalement, donner un produit velouté, plein, charnu.
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Margaux
Un nom si familier qu’il est devenu un prénom… et pourtant une appellation de prestige. Toute la gamme des crus est représentée dans l’appellation d’origine contrôlée Margaux.
Les conditions de production (décret du 10 août 1954)
Pour avoir droit à l’Appellation d’origine contrôlée Margaux, les vins rouges doivent :
- provenir des communes de Margaux, Cantenac, Soussans, Arsac et Labarde, » à l’exclusion des terrains qui, par la nature de leur sol ou leur situation, sont impropres à produire le vin de l’appellation.»
- satisfaire à des conditions de production précises : encépagement (Cabernet-sauvignon, cabernet franc, carmenère, merlot noir, petit verdot, cot ou malbec), minimum de sucre (178 grammes par litre de moût), degré (10°5 acquis), rendement de base (45 hl par hectare).
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SUPERFICIE
1 413 hectares
(8.5% du vignoble médocain)
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Production moyenne :
9 100 000 bouteilles
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Nombre de viticulteurs : 74
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Catégories de crus :
21 Crus Classés
(62% du potentiel de production)
20 Crus Bourgeois
(29.5% de la production)
4 Crus Artisans
(1% de la production)
29 autres crus
(7.5% de la production)
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On a coutume de dire des Margaux qu’ils sont « les plus féminins» du Médoc, mettant ainsi l’accent sur leur délicatesse, leur souplesse et leurs arômes fruités et élégants. Cela n’entrave pas leur bonne aptitude au vieillissement, bien au contraire, le terroir relativement maigre leur conférant des tanins qui favorisent leur longévité. L’autre caractéristique de ces vins qui unissent sève élégante, subtilité et consistance, c’est leur diversité et leurs personnalités. Au delà de leur « corps commun» , ils offrent une palette exceptionnelle de bouquets, de goûts fruités, qui s’expriment différemment d’un château à l’autre.